Développement durable *

COPENHAGUE : Immersion dans des projets concrets éco-responsables pour rénover et construire autrement (formation technique sur site)

Type de formation
Formation professionnalisante (délivrance d'une attestation de formation)
Public
Architectes et collaborateurs
Région
Pays de la Loire

Les objectifs

À l’issue de la formation, le participant sera capable d’analyser, d’évaluer et de transposer des principes éco-responsables observés dans des projets urbains et architecturaux, afin d’enrichir ses pratiques professionnelles en agence.

 

Le programme

Module : Copenhague : Immersion dans des projets concrets éco-responsables pour rénover et construire autrement

Séquence 1 - Atelier de démarrage : “Copenhague laboratoire européen de la transition en 10 leçons” (durée 1 heure)

Objectifs pédagogiques : Identifier les enjeux de la transition urbaine à Copenhague

> Atelier théorique : conception, détails, process, gouvernance, programmation…


Séquence 2 - Copenhague : repères, récit urbain et grille de lecture “éco-responsable” (durée 3,5 heures )

Objectifs pédagogiques : Identifier les composantes d’une ville éco-responsable

> Atelier théorique : étapes de développement, port reconquis, culture cyclable, espaces publics, stratégie climatique (lecture critique)

> Parcours “ville historique + waterfront” : interfaces ville/eau, espaces publics structurants

> Références de parcours : coeur historique, quais, grands repères urbains.


Séquence 3 - Ville “du port” : reconquête productive, transformation, mixité et nouveaux usages (durée 3,5 heures)

Objectifs pédagogiques : Analyser des projets de reconversion urbaine et évaluer leur durabilité et leurs usages

> Parcs et places reconvertis / projets d’interface : Amerika Plads, premières reconquêtes portuaires, logements et tertiaire

> Séquences d’espaces publics et mobilité : ponts, continuités piétons/vélos

> Atelier de travail : comment une opération “éco-responsable” tient dans la durée (gestion, maintenance, intensités, conflits d’usages)

Séquence 4 - Ville nouvelle et logements : densité, confort, sobriété, qualité constructive (durée 3,5 heures)

Objectifs pédagogiques : Comprendre les logiques de densité habitable et identifier des solutions transposables

> Ørestad et figures contemporaines du logement : VM Housing / Mountain / 8 Tallet (lecture morphologique + usages)

> Espaces collectifs, gradients d’intensité, économie de plan / compacité

> Atelier de travail : transposition en France (règles, coûts, détails, management de projet, acceptabilité)


Séquence 5 - Eau, climat, culture et héritage moderne : l’éco-responsabilité comme “qualité de vie” (durée 3,5 heures)

Objectifs pédagogiques : Comprendre le rôle de l’eau et du climat dans le projet urbain et intégrer la notion de qualité d’usage

> Harbour Bath et espaces publics de l’eau (ville baignable, qualité sanitaire, usages)

> Blox / DAC (culture urbaine + hybridation), bibliothèques/équipements comme moteurs de transformation

> Atelier de synthèse : “ce qu’on emporte en agence” : les 10 points actionnables


Exemples de références mobilisées : Inderhavnsbroen, Paper Island, Nordhavn, Amager Bakke, Blox/DAC, Black Diamond, Kødbyen, projets et échanges avec les agences BIG/COBE/Vandkunsten/L&T/OMA/3XN…



Temps de travail collectif initial : niveau, objectifs individuels, sujets prioritaires d’agence (rénovation, enveloppe, eau, confort d’été, réemploi, etc.), cours théorique sur la dynamique architecturale, urbaine et territoriale de Copenhague, des origines à nos jours.

Alternance atelier(s) théorique(s) + parcours urbains commentés + ateliers de travail sur site (analyse critique, transposition, points de vigilance)

Support remis aux participants : livret A5 (repères, cartos, fiches projets, contacts, notions)

Tous les détails

Contexte de la formation

En deux décennies, Copenhague est devenue un laboratoire européen de la transition : ville cyclable, port reconquis, quartiers mixtes, gestion de l’eau, architectures exigeantes et espaces publics intensifs. La capitale danoise montre une écologie urbaine pragmatique : les projets ne “démontrent” pas, ils fonctionnent — et c’est précisément ce que vient chercher une agence d’architecture : des références construites, visitables, critiquables, transposables.
Aussi l’intitulé de la formation — « Immersion dans des projets concrets éco-responsables pour rénover et construire autrement » — prend à Copenhague une densité particulière : ici, la transition n’est pas un discours, c’est une suite de projets livrés qui reconfigurent la ville par petites victoires cumulées.
Cette formation propose précisément ce que recherche une agence d’architecture : une chaîne continue entre reconversion portuaire, ville nouvelle, réhabilitation, mobilités actives, culture urbaine et habiter dense, avec des références qui se visitent, se comparent et se discutent.
Immersion dans des projets concrets, parce qu’on va là où les projets “parlent” : sur les quais, dans les rez-de-chaussée, au pied des ponts cyclables, dans les continuités piétonnes, au contact de l’eau.
La visite de l’Inderhavnsbroen (pont piétons/vélos annoncé à 40 000 passages/jour) est un bon exemple : ce n’est pas un objet, c’est un réglage de ville — un seuil qui recompose les distances et rend crédible une métropole “à vélo”. Même logique sur Islands Brygge et ses séquences d’habitat sur l’eau (Gemini Residence, silos reconvertis), où la qualité d’usage est testée à l’échelle 1 : vent, lumière, espaces communs, rapport au quai — et surtout la capacité du bâti à accepter le temps.
Éco-responsables, parce que la formation met l’accent sur des projets qui fabriquent de la sobriété par le dessin urbain et architectural, pas par surenchère technologique. Le Harbour Bath raconte une idée simple : quand la ville rend l’eau praticable, elle transforme un paysage en infrastructure de bien-être.
À Paper Island, l’expérience urbaine temporaire devenue l’une des attractions majeures de la ville (halles, expositions, concerts, marchés) montre comment l’activation peut précéder le projet, tester les usages, puis se traduire en programmation pérenne — avec, au passage, une lecture très concrète des limites de l’existant (bâtiments jugés vétustes) et des arbitrages “démolition /reconstruction”.
Le fil rouge, ici, c’est l’éco-responsabilité comme qualité d’usage et la maîtrise du cycle de vie comme élément essentiel et non décor.
Rénover et construire autrement, enfin, parce que Copenhague juxtapose volontairement les deux mondes : la transformation de l’héritage industriel (silos, docks, quais) et les grandes figures contemporaines de l’habitat dense. La visite guidée de 8 Tallet (BIG, 61 000 m², 476 logements) est emblématique : un “village à haute densité” qui assume la compacité tout en travaillant les parcours, les seuils et les espaces partagés — exactement le type de projet qui permet de parler logement autrement que par le seul prisme des métriques réglementaires.
Dans le même mouvement, Nordhavn (annoncé comme le plus grand projet de développement métropolitain en Scandinavie, pensé sur une vingtaine d’années) rappelle qu’une transformation bas-carbone se pilote dans la durée, par séquences, et que la valeur se crée souvent dans les continuités (eau, mobilités, espaces publics) plus que dans un “coup” isolé.
Au fond, cette immersion dans la dynamique architecturale et urbaine de Copenhague sert l’agence parce qu’elle replace les choix bas-carbone dans leur endroit naturel : le projet.
Elle permet de revenir avec une méthode : savoir lire ce qui rend un quartier désirable et donc durable, identifier les détails qui font baisser les besoins et donc les systèmes et transformer ces observations en prescriptions transposables — du plan masse jusqu’au rez-de-chaussée, de la reconversion des structures existantes à la fabrication d’un habitat dense habitable.
 
L’ensemble du programme et des parcours est préparé par URBEX.news une marque de Architecture & Culture Urbaine
Son directeur Tangi Saout, architecte dplg, formé à l’ingenierie HQE, Maitre de conférences associé à l’ENSABretagne, enseignant Sciences Po, dispense cette formation et les apports culturels inhérents, sert de guide à l’ensemble des participants, anime les débats et les rencontres professionnelles sur place.

Pré-requis

Expérience en tant que concepteur ou acteur de la maitrise d’œuvre

Appréciation globale
Modalités d'évaluation des acquis de la formation

Établissement d’une attestation de stage

Modalités d'évaluation de la qualité de la formation

Afin de garantir la traçabilité et l’efficacité pédagogique l’évaluation est organisée en trois temps : avant / pendant / après la formation, avec des livrables simples, datés, et vérifiables :
1 Évaluation en amont – Positionnement et formalisation des objectifs
- Questionnaire de positionnement (5–10 min) envoyé à chaque participant : niveau, fonctions, pratiques actuelles, attentes, sujets prioritaires (rénovation, enveloppe, confort d’été, réemploi, gestion de l’eau, etc.).
- Recueil des objectifs individuels et collectifs (atelier d’ouverture) : formulation de 2 à 3 objectifs opérationnels par personne, alignés sur l’intitulé « rénover et construire autrement ».
2) Évaluation lors de la formation lors de visites “in situ”
- Grilles d’observation (1 fiche par séance 2,3,4,5) : chaque participant renseigne, sur 2 projets visités minimum, les points essentiels (sobriété / cycle de vie / usage / maintenance / détails transférables / limites).
- Micro-restitutions collectives en fin de demi-journée (10–15 min) : confrontation des lectures, identification des “décisions de projet” réellement transposables en agence.
- Feuilles d’émargement par demi-journée (traçabilité des présences) + journal de bord pédagogique tenu par le formateur (thèmes abordés, visites réalisées, temps effectifs).
3) Évaluation finale – Mesure des acquis et plan de transposition en agence
- Auto-évaluation de fin de formation (10–15 min) : validation des acquis sur les thématiques traitées (mobilité active et espace public, reconversion, densité habitable, eau/climat, sobriété constructive, etc.).
- Restitution finale structurée : production d’un livrable commun intitulé « Ce que l’agence emporte » comprenant :
- 10 points actionnables (prescriptions, points de vigilance, méthodes)
- 3 transferts immédiats applicables aux projets en cours (ex : exigences CCTP, grilles de lecture, protocoles de conception)
- 1 piste d’expérimentation (prototype interne : détail, fiche méthode, bibliothèque de références)
 
Questionnaire d’évaluation “à chaud” (satisfaction, utilité, adéquation objectifs/formation) + attestation de fin de formation remise à chaque participant.
 
Ces modalités d’évaluation garantissent à la fois la mesure des acquis, la traçabilité (présences, contenus, livrables) et la transposition professionnelle attendue pour une action de formation.

Niveau de professionnalisation visé
Approfondissement (être capable d’appliquer les acquis de formation dans des situations similaires)
Organisme de formation
GepAtlantique

1 rue Louis Marin
44200Nantes
France

L'équipe du GEPATLANTIQUE
07.64.07.34.41
contact@gepatlantiqueformation.fr
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