Trois agences françaises distinguées au premier Mediterranean Architecture Award de l'UMAR

Le 25 septembre 2026, la Chambre des architectes de Turquie accueillait à Istanbul la cérémonie de la première édition du Mediterranean Architecture Award, organisé par l'Union méditerranéenne des architectes (UMAR) sur le thème « Living Mediterranean Culture - residential buildings ».

Publié le
, mis à jour le
30 septembre 2026
UMAR

Union Méditerranéenne des Architectes

UMAR

Trois agences françaises ont été distinguées, deux lauréates et une mention spéciale :

  • Premier prix : Orma Architettura (Alicia Orsini, François Tramoni, Jean-Mathieu de Lipowski et Michel de Rocca Serra), pour 3 logements communaux à Cristinacce (Haute-Corse)
  • Troisième prix ex aequo : KAPT Studio (Anas Koubaiti et Théo Pagnon), pour une maison familiale à Rabat (Maroc).
  • Mention spéciale : Atelier Régis Roudil, pour 8 logements sociaux à Gignac-la-Nerthe (Bouches-du-Rhône).

Le projet de Cristinacce avait déjà été retenu par l'Ordre des architectes pour illustrer son plaidoyer « L'architecture comme solution ». Il transforme une ruine en trois logements communaux, dont la structure est entièrement réalisée en pin laricio de la forêt communale, coupé et assemblé sur place.

Le jury a récompensé la qualité architecturale remarquable du projet, son engagement environnemental et sa pertinence sociale et territoriale en tant que solution contre le dépeuplement et moyen de faire vivre le village. Il a particulièrement retenu la manière dont le choix du matériau devient une proposition territoriale et environnementale responsable.

Pour le jury, ce projet montre comment l'architecture peut rendre un village à nouveau habitable, transformer une ressource en atout productif et inscrire la vie contemporaine dans une culture rurale durable.

Ces distinctions confirment la place de l'architecture française dans le débat méditerranéen. Elles montrent que les architectes apportent des réponses concrètes à la crise du logement et à l'urgence climatique, y compris dans les petites communes, là où ces enjeux sont souvent les moins visibles et les moyens les plus limités. C'est le sens du plaidoyer « L'architecture comme solution » porté par l'Ordre, faire reconnaître l'architecture comme un levier des politiques publiques à toutes les échelles.

Partager

Commentaires