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EduRénov 2026 : l'agence Dauphins Architecture récompensé pour une rénovation exemplaire

Alors que les fortes chaleurs mettent en lumière la nécessité d’adapter les écoles au dérèglement climatique, le groupe scolaire Marancy, à Pau, rénové par l’agence Dauphins Architecture, a reçu le 7 juillet à Lille la mention des architectes des Prix de la Rénovation EduRénov 2026, portée avec le Conseil national de l’Ordre des architectes. Remis par Yolaine Paufichet, vice-présidente du CNOA et membre du jury, ce trophée distingue une réhabilitation sobre, réversible et attentive au confort d’usage comme au confort d’été.

Publié le
, mis à jour le
9 juillet 2026
Edurénov

Le groupe scolaire Marancy, à Pau, porté par l’agence Dauphins Architecture

Sandrine Iratçabal

Les lauréats des Prix de la Rénovation EduRénov 2026 ont été dévoilés le 7 juillet à Lille. Pour cette deuxième édition, les prix récompensent des collectivités engagées dans la transformation de leurs bâtiments éducatifs, avec une nouveauté cette année : l’intégration des équipements sportifs dans la compétition.

Partenaire d’EduRénov depuis plus de quatre ans aux côtés de la Banque des Territoires, le Conseil national de l’Ordre des architectes soutient cette démarche afin de rappeler le rôle essentiel de l’architecture dans la rénovation des bâtiments publics. Il s’agit à la fois d’adapter les équipements d’éducation aux défis du dérèglement climatique, de valoriser l’expertise des architectes auprès des communes et de placer le confort d’usage au cœur des projets de réhabilitation.

Cette année, la mention des architectes, portée avec le CNOA, a été attribuée au groupe scolaire Marancy, à Pau, rénové par l’agence bordelaise Dauphins Architecture. Yolaine Paufichet, vice-présidente du CNOA et membre du jury, a remis le trophée lors de la soirée de proclamation des lauréats.

Installé dans un parc arboré, le groupe scolaire Marancy est un ensemble des années 1970. Le projet de rénovation part d’une intention simple : préserver l’existant tout en repensant les circulations comme une véritable ossature de vie pour les enfants et le personnel.

Coursives, passerelles, escaliers, ascenseur : un dispositif de circulations en structure bois vient envelopper les bâtiments. Cette double peau améliore la fluidité des parcours, crée des auvents protecteurs et transforme le fonctionnement quotidien de l’école, sans effacer la valeur bâtie d’origine.

Le jury a notamment salué la qualité de cette structure bois, mais aussi le travail mené sur les espaces intérieurs, avec l’intégration de cloisonnements en terre crue. Encore peu utilisé, ce matériau présente pourtant de fortes qualités en matière de confort d’été et une faible empreinte carbone. Le projet mobilise également des bardeaux de façade en châtaignier, une vêture en ardoise de réemploi pour les circulations extérieures et plusieurs matériaux locaux ou biosourcés.

Cette réhabilitation propose ainsi une transformation sobre, réversible et attentive aux usages. Elle fabrique un nouvel imaginaire pour les enfants, tout en redonnant à l’école une présence contemporaine.

Pour le Conseil national de l’Ordre des architectes, ce projet illustre l’apport de l’architecture dans la rénovation des équipements publics : faire avec l’existant, améliorer le confort, réduire l’impact environnemental et accompagner les collectivités dans des choix durables.

Le CNOA organisera une table ronde lors du prochain Salon des maires afin de présenter plus en détail le projet et d’encourager d’autres collectivités à s’engager dans des démarches similaires.

Autre projet remarqué : le complexe sportif municipal du Port, à La Réunion, conçu par Leu Réunion Architecte, a reçu le coup de cœur du jury, mention confort thermique. Une distinction qui rappelle l’importance d’adapter les équipements publics aux usages, aux climats et aux réalités locales.

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