Nouvelle-Aquitaine

Architecture et politique : un dialogue essentiel pour nos territoires

À l’approche du premier tour des élections municipales, la question du lien entre architecture et politique prend une résonance particulière. C’est précisément le thème choisi pour le numéro 8 du journal Architecture en Nouvelle-Aquitaine (ANA), paru en janvier dernier.

Publié le
, mis à jour le
17 mars 2026
Journal ANA 8

Journal ANA 8

CROA NA - Bilto Ortega

Cette édition invite à réfléchir à un constat simple : l’architecture n’existe jamais hors du cadre politique dans lequel elle s’inscrit. Les choix publics – urbanisme, logement, aménagement des territoires, transition écologique – conditionnent la manière dont nos villes et nos paysages évoluent.

Comme le rappelle l’édito du numéro, l’architecture s’exerce dans un cadre où se rencontrent vision politique, réglementation et projet de société. Les architectes travaillent avec les élus, les maîtres d’ouvrage et les citoyens pour imaginer des lieux de vie durables, adaptés aux usages et aux enjeux contemporains. L’architecture contribue ainsi à construire des espaces plus justes, plus partagés et plus respectueux de l’environnement.

Dans un contexte parfois incertain, elle constitue aussi une part de la solution, en apportant des réponses concrètes aux défis climatiques, sociaux et territoriaux.

Un numéro qui explore les liens entre projet et décision publique

Le numéro 8 d’ANA propose plusieurs regards sur cette relation entre architecture et action publique.

Par exemple, le projet de transformation du centre de Castillon-la-Bataille montre comment une décision politique forte – revitaliser le centre plutôt que poursuivre l’étalement urbain – peut créer les conditions d’une nouvelle dynamique architecturale et urbaine.

L’édition met également en lumière le rôle des architectes dans la transformation du patrimoine, avec notamment la requalification du Château des Arts à Talence, qui illustre comment un projet architectural peut devenir un véritable projet de ville, social et culturel.

Le journal explore aussi la dimension culturelle et critique du lien entre architecture et politique, notamment à travers le cinéma, ou encore la réflexion portée par des acteurs publics et institutionnels sur la réhabilitation du bâti existant.

Le Manifeste pour la réhabilitation : une action politique majeure de l’Ordre

Ce numéro revient également sur le Manifeste pour la réhabilitation, une initiative portée par l’Ordre des architectes de Nouvelle-Aquitaine et désormais signé par l’ensemble des 17 Conseils régionaux de l’Ordre des architectes. Ce texte affirme une conviction forte : face aux enjeux climatiques, fonciers et sociaux, transformer l’existant doit devenir un réflexe des politiques publiques.

Aujourd’hui le Manifeste rassemble 43 signataires, un large collectif d’acteurs de l’architecture et de l’aménagement : institutions, collectivités, organisations professionnelles et acteurs de la formation. Parmi eux figurent notamment l’ENSAP Bordeaux, l’Union régionale des CAUE de Nouvelle-Aquitaine, l’UNSFA Nouvelle-Aquitaine, les Maisons de l’Architecture, la Fédération Française du Paysage, l’Ordre des Géomètres-Experts, Odéys, la MAF, ainsi que plusieurs collectivités comme le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, Bordeaux Métropole, Limoges Métropole, Grand Poitiers, les Villes de Bordeaux, La Rochelle et Périgueux.

Par cette démarche collective, l’Ordre affirme son rôle dans le débat public et sa volonté de faire de la réhabilitation un levier central pour la transformation durable de nos territoires.

L’action concrète des élus de l’Ordre

Au-delà des réflexions présentées dans le journal, le marque-page joint à cette édition rappelle aussi le travail mené au quotidien par les conseillers de l’Ordre des architectes de Nouvelle-Aquitaine.

Ces derniers représentent la profession auprès des décideurs publics, participent aux débats sur l’habitat, la transition écologique ou l’aménagement du territoire, contribuent à la structuration de la filière du bâtiment et organisent de nombreux événements professionnels.

Ils interviennent également dans la vie institutionnelle de l’Ordre, dans les actions de médiation et de déontologie ou encore dans l’accompagnement des politiques publiques liées à l’architecture.

Une publication collective au service de l’architecture

La réalisation de ce numéro 8 d’ANA est le fruit d’un travail collectif :

  • Marion Roche, rédactrice en chef et conseillère de l’Ordre
  • Clément Miglierina, conseiller de l’Ordre et référent communication
  • Les Maisons de l’Architecture de Nouvelle-Aquitaine
  • MAJ – Centre de formation Architecture et cadre de vie
  • L’ensemble des auteurs, intervenants et contributeurs qui ont accepté de partager leurs analyses, leurs expériences et leurs regards
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