Transition écologique

L’urbanisation et l’avenir de la conservation de la biodiversité

L’urbanisation de la planète et l’amélioration de l’efficacité environnementale des villes pourraient-elles conduire au rétablissement de la biodiversité ? C'est l'hypothèse faite par une étude dont la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité publie une synthèse.
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(source FRB)
Du déclin au rétablissement de la biodiversité : l’urbanisation et l’avenir de la conservation de la biodiversité

La Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) publie une nouvelle synthèse sur une étude intitulée « Du déclin au rétablissement de la biodiversité : l’urbanisation et l’avenir de la conservation de la biodiversité ».

Parue l’an dernier dans la revue scientifique BioScience, l’étude, menée par Eric Sanderson et deux de ses collaborateurs de la Wildlife Conservation Society, s’intéresse aux villes et à leur rôle dans la conservation de la biodiversité.

Après un rappel des différentes visions plus ou moins pessimistes de l’état de la biodiversité, les auteurs exposent leur théorie sur le potentiel rétablissement de la biodiversité. Ils proposent pour ce faire de se projeter jusqu’en 2100 et non pas seulement jusqu’en 2050 comme c’est souvent le cas dans les scénarios prospectifs actuels (rapports IPBES, 2019).

Partant des stratégies de développement des villes, de plus en plus influencées par la nature (infrastructures « vertes », écologie urbaine, désartificialisation et renaturation…) et de la conscience de plus en plus forte des habitants en faveur du respect de l’environnement, les auteurs font le pari d’une inversion de la tendance.

Ils imaginent ainsi que d’ici 100 ans « la tendance croissante à l’urbanisation de la planète va conduire, par des processus multiples, à une stabilisation voire même une décroissance de la démographie humaine […] l’efficacité environnementale plus grande des villes aura un impact positif sur l’environnement et permettra à termes le rétablissement de la biodiversité ». Bien qu’il soit parfaitement clair précisent les auteurs, « que les impacts environnementaux augmentent au fur et à mesure que les sociétés traversent la transition démographique et s’urbanisent, la transition en cours de la fécondité et la réduction de la pauvreté résultant de l’urbanisation suggèrent la perspective d’une stabilisation éventuelle et d’une réduction à long terme des impacts globaux sur l’environnement.»

 

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Contribution -
Publiée le 16.10.20191571235278