Vous êtes architectes et intéressés par la commande du particulier ? Aidez-nous à bâtir les outils appropriés !

Dans le prolongement de la Loi LCAP qui élargit les conditions d’intervention de l’architecte pour la maison individuelle et les lotissements, le Conseil national a décidé de mettre en place des outils appropriés au client particulier. Afin de répondre au mieux aux besoins des architectes et de leurs clients, le Conseil national invite les architectes à répondre à un questionnaire sur les outils contractuels nécessaires.
Le 20 septembre 2016
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En élargissant les conditions d’intervention de l’architecte pour la maison individuelle et les lotissements, la loi Liberté de Création Architecture et Patrimoine a affirmé la volonté du législateur de replacer l’architecte au centre de la construction du quotidien.

Cela s’est traduit notamment par la mise en place d’un permis simplifié, l’abaissement du seuil d’intervention de l’architecte à 150m² et l’obligation de faire appel à un architecte pour élaborer le permis d’aménager des lotissements à compter d’un seuil qui sera très prochainement fixé par décret.

Autant de mesures destinées à faire en sorte que le particulier s’adresse aux architectes pour bénéficier du beau et du durable !

Les architectes ont par tradition longtemps privilégié le bâtiment neuf, laissant souvent aux constructeurs ou artisans le secteur de l’extension et de la rénovation. Mais aujourd’hui, à  l’heure de la transition énergétique, ce marché devient particulièrement porteur et les architectes doivent absolument promouvoir leur valeur ajoutée auprès de cette clientèle occasionnelle, que ce soit en termes de qualité d’usage, de confort ou de valorisation du patrimoine.

C’est fort de tous ces éléments que le Conseil national a décidé de mettre en place des outils appropriés au client particulier (refonte des contrats type pour les adapter à cette clientèle) : nous visons là tant la construction neuve que la petite extension ou la rénovation/réhabilitation.

Afin de répondre le plus précisément possible à vos besoins et à ceux de vos clients, nous vous invitons à remplir le QUESTIONNAIRE réalisé à destination des architectes avant la fin du mois d’octobre 2016.


>> Répondez maintenant au questionnaire (réservé aux architectes) 

Publié le 20.09.2016
4 commentaires

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Les constructeurs sont davantage présents dans le domaine du neuf pour le particulier (maison individuelle) que de l'extension et encore moins dans la rénovation où ce sont plutôt des entreprises qui interviennent directement, souvent sans cohérence d'ensemble. Le marché de la maison individuelle nous est actuellement fermé à plus de 90 % avec des blocages fermes qui ce sont mis en place tels que la confiscation du foncier préempté par les marchands de bien ou les constructuers, ou les montages des financements bancaires privilégiant le contrat de constructeur de maison individuelle. Le marché de la rénovation nous est grand ouvert mais très périlleux. Nous nous trouvons donc devant le paradoxe d'intervenir pour "réparer" et améliorer un patrimoine extrêmement médiocre à la constitution duquel nous n'avons pas participé. Et ce phénomène s'amplifie.

Il ne s'agit pas forcément de modifier les contrats types simplement. Cela peut être fait par les architectes. Il s'agirait plutôt à mon sens d'avoir des outils plus performants et notemment dans le chiffrage estimatif, un peu comme Oscar pour le volet thermique (et cype). Je ne suis pas fortuné mais je travaille exclusivement avec des particuliers comme beaucoup d'architecte. Les concours me prendraient beaucoup trop de temps et financièrement je ne pourrai pas. Mais pouvoir dévelloper les notions de chiffrage estimatif cela permet d'avancer dans les projets dès le début. C'est cette notion qui ferai que les architectes consultés par des particuliers pourraient offrir des services et des prestations plus élevés que des maîtres d'oeuvre à tarif égal.

Pour les jeunes architectes, c'est trop souvent leurs seuls commanditaires. C'est bien que l'ordre se souci enfin de ces petites commandes grandements utiles pour que puisse survivre pour un grand nombre d'architecte. Pourtant une grande partie de la population vit dans de l'habitat individuel et est oublié par notre profession.

L'immense marché des Particuliers ne nous est pas fermé, bien au contraire : les gens préfèrent, par exemple, une "maison d'architecte" qu'une maison "pas d'architecte" (si le projet est une maison... car le marché des Particuliers est encore plus vaste que celui de la MI).

Nous présentons la meilleure solution pour qui veut construire : meilleur conception (n'est-ce pas ?), meilleure qualité de réalisation (grâce à notre maîtrise d'oeuvre indépendante des entreprises, nous faison refaire les ouvrages qui ne conviennent pas), meilleur prix (nous maîtrisons les prix des entreprises et nous permettons d'échapper aux marges lourdes - 30% environ - des CMI : 2 fois notre rémunération !).

Mais les Particuliers ont des "blocages" qui les empêchent de venir nous voir. J'en ai repéré 4 : 1) un prix approximatif dans nos contrats (ça, c'est inacceptable pour un particulier), 2) un manque de savoir-faire commercial (c'est indispensable de créer une relation de confiance), 3) une complexité apparente (on n'y comprend rien avec les archis !), 4) une invisibilité (où est l'architecte qui saura répondre à ma demande ?)

Les formations de l'association des Architectes d'Aujourd'hui apportent des réponses à ces 4 blocages (oui, bon, j'en fais la pub, mais je suis persuadé que c'est pour la bonne cause : 65% de tout ce qui se construit et qui nous échappent, est à notre portée).

 

(© copyright architecte - source : Archicontemporaine.org)
Maison ART à Saint-Clément-de-Rivière (34980) - BRENGUES LE PAVEC ARCHITECTES