“Villes potentielles, architecture et anthropocène”

L'exposition et le colloque “Villes potentielles, architecture et anthropocène” se tiendront à la Maison de l'architecture d'Ile-de-France les 9, 10 et 11 décembre. Un événement en marge de la Cop 21.
Le 03 décembre 2015
- Maison de l'architecture d'Ile-de-France

En parallèle de la COP21, “villes potentielles, architecture et anthropocène” a pour ambition de mener  une réflexion sur l’imaginaire architectural et urbain que convoquent les changements climatiques. Trente jeunes architectes et quelques unes de leurs figures tutélaires participent à cet événement et engagent un travail commun pour penser la ville à l’ère de l’anthropocène.

L’exposition “villes potentielles” s’articule autour de deux séquences, une séquence Histoire et une séquence Manifeste. La séquence Histoire a pour ambition de saisir la relation que la ville et l’architecture entretiennent au climat et à l’idée de nature en croisant plusieurs temporalités : letemps long qui revient sur l’évolution de Paris et son environnement (-52 avant JC - 2241), le temps moyen qui présente dix-huit projets à l’ère de l’anthropocène (1789-2015) et le temps court qui analyse la construction du récit écologiste dans le milieu de l’architecture de la création du GIEC à la COP21 (1988-2015). La séquence Manifeste présente deux œuvres collectives réalisées par trente agences d’architecture. Par le dessin d’un cadavre exquis et par la constitution d’un atlas commun, les architectes questionnent la manière dont la thèse de l’anthropocène modifie les figures architecturales que sont: le foyer qui renvoie à l’intime, la place qui renvoie à ce qui est public et la limite qui renvoie à ce qui est sacré.

En parallèle se tient le colloque “villes potentielles” dont l’ambition est de mettre en place un débat transversal sur la question de la ville à l’ère de l’anthropocène en faisant intervenir ses différents acteurs : des architectes aux politiques en passant par des philosophes, des scientifiques et des écologues. Ce débat critique a pour objectif de questionner la manière dont les figures du foyer, de la place publique et de la limite de l’urbain sont bousculées à l’ère de l’anthropocène. Le colloque s’organise en trois rencontres autour de ces trois thèmes durant trois soirées dans la chapelle de la Maison de l’architecture sur les trois derniers jours de la COP21.

Catherine Jacquot interviendra le jeudi 10 lors de la 2ème reonctre du colloque, de 16h30 à 19h, avec pour thème : "La place à l’ère de l’anthropocène". Patrick Bouchain, l'agence belge Rotor, Jean-Louis Violeau, Caroline Maniaque et Mathieu Mercuriali participeront également à cette rencontre.

“villes potentielles” compose l’imaginaire qu’articule l’eschatologie écologique. Cet imaginaire est collectif : nous le construisons au travers des recherches et des expérimentations menées avec différents acteurs du monde de l’architecture. Cet imaginaire s’inscrit dans le temps, il convoque une histoire et se projette dans un avenir : il s’agit de saisir “de quoi nous tenons” et de penser collectivement aux potentialités architecturales et urbaines de notre époque.

 

En savoir plus sur le site www.villespotentielles.fr

 

Publié le 03.12.2015
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