Une nouvelle loi pour l'architecture !

Quarante ans après le vote de la loi du 3 janvier 1977 sur l’architecture, les architectes peuvent se réjouir : la loi Liberté de création Architecture et Patrimoine étend la qualité architecturale à toutes les constructions et tous les territoires.
Le 17 juin 2016

Communiqué du CNOA

LE 20 JUIN 2016

En mettant en actes la volonté exprimée tout d’abord par le député Patrick Bloche dans son rapport sur la création architecturale, puis par le ministère de la culture dans la stratégie nationale pour l’architecture (SNA), la loi Liberté de création Architecture et Patrimoine étend la qualité architecturale à toutes les constructions et tous les territoires.

Le projet de loi LCAP a connu sa phase finale la semaine dernière avec l’examen par la Commission mixte paritaire du Parlement des dispositions encore en discussion après les débats de l’assemblée nationale et du sénat.

Pour ne citer que les dispositions les plus emblématiques de ce texte, concernant l’architecture, on rappellera que la loi permet désormais:

  • D’encourager les particuliers à avoir recours à l’architecte : le seuil d’intervention de l’architecte est désormais fixé à 150m² de surface plancher ; en deçà de ce seuil, l’autorité chargée de délivrer le permis de construire peut en réduire les délais d’instruction, si le particulier a fait appel à un architecte pour établir le projet ;
     
  • D’innover et expérimenter : initialement réservé aux équipements publics, le « permis de faire » a été au fil de l’examen du texte, étendu aux logements sociaux, aux opérations d’aménagement se situant dans le périmètre d’opérations d’intérêt national, et pourra concerner les matériaux ainsi que leur réemploi ;
     
  • D’en finir avec la médiocrité des lotissements : cela aura été sans doute la bataille la plus rude, mais elle s’achève en faveur de l’inscription de la qualité architecturale, paysagère et environnementale sur tous les territoires puisque désormais, le recours à l’architecte est obligatoire pour l’aménagement des lotissements au-delà d’un seuil fixé par décret ;
     
  • D’inscrire le concours obligatoire dans la loi et de prévoir la possibilité d’une phase de dialogue entre le jury et les candidats, avant le choix du lauréat ;
     
  • De poser le principe de l’identification obligatoire de l’équipe de maîtrise d’œuvre parmi les conditions  d’exécution des marchés publics globaux de performance.

Ces résultats nous les devons à la ténacité de Patrick Bloche, rapporteur de la loi, du ministère de la culture, mais aussi et surtout à la mobilisation de notre institution, l’Ordre des architectes, qui, tant au niveau national que régional a su convaincre les parlementaires et le gouvernement  de la nécessité d’une qualité architecturale, paysagère et environnementale dans les constructions du quotidien et sur les territoires ruraux comme urbains.

C’est  l’engagement de toute une profession pour une architecture écologique et audacieuse, à l’usage de nos concitoyens, et pour un patrimoine de qualité dont nous serons collectivement fiers demain.

La loi sera définitivement adoptée en vote solennel les 21 juin à l’Assemblée nationale et 29 juin au Sénat.

 

 

 

Publié le 17.06.2016
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