Protéger le patrimoine dans les zones en conflit

L’Alliance Internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit, ALIPH, lance son premier appel à projet en faveur de la protection préventive, d’urgence ou encore de la réhabilitation post-conflit. Date limite : 15 mars 2019.
Le 18 février 2019
MALI

L’Alliance Internationale pour la protection du patrimoine dans les zones en conflit, ALIPH, a présenté le 15 février dernier, au ministère de la Culture son premier appel à projet.

Cette fondation qui bénéficie du statut d’ong, a été créée en mars 2017 à l’initiative de la France et des Emirats arabes unis pour soutenir concrètement la protection et la reconstruction du patrimoine culturel dans les régions en conflit ou en situation de post-conflit. Outre ses deux membres fondateurs (pour la France y sont impliqués les ministères de la Culture, Europe et Affaires Etrangères, Défense) ALIPH rassemble aussi l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Luxembourg, le Maroc, la Chine et la Suisse, ainsi que des personnalités et institutions de la société civile. L’UNESCO en est partenaire.

Après s’être engagée en faveur de trois premiers projets ambitieux que sont la réhabilitation du musée de Mossoul et la restauration du monastère de Mar Behnam en Irak, et la réhabilitation du tombeau des Askia au Mali (projet conduit par Thierry Joffroy architecte-chercheur, directeur scientifique - CRAterre), ALIPH franchit une deuxième étape en lançant avec la mise en ligne de son site internet, un appel à projet en vue de soutenir des projets de prévention, de protection ou de restauration de toutes tailles, du patrimoine matériel ou immatériel, mobilier ou immobilier.

Concrètement, ALIPH intervient en faveur de la protection préventive en cas de risque imminent, de la protection d’urgence pendant le conflit ou encore de la réhabilitation post-conflit. L’objectif d’ALIPH est également de favoriser le travail en amont et en aval avec les autorités et les partenaires locaux.

Les projets retenus sont sélectionnés par le Conseil de la fondation (présidé par Thomas S. Kaplan, entrepreneur et philanthrope américain, et « vice-présidé » par un représentant des Emirats et pour la France, Bariza Khiari, conseillère du président de la République française), et un comité scientifique composé d’experts du patrimoine culturel et des musées des différents pays et présidé par le président-directeur du musée du Louvre.

Pour être sélectionnés, les projets doivent répondre à plusieurs critères, notamment la pertinence, l’efficacité et la pérennité des solutions proposées, leur qualité scientifique, ou encore leur contribution au développement local.

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 15 mars 2019 à 15h.

Pour en savoir plus : https://www.aliph-foundation.org/

Publié le 18.02.2019
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(Photo : DNPC MALI / www.aliph-foundation.org/)
Gao, Mali