Position du CAE sur l'évaluation de la performance environnementale des bâtiments

Le Conseil des Architectes d'Europe (CAE) a répondu à la consultation de la Commission européenne sur des projets d'indicateurs pour l'évaluation de la performance environnementale des bâtiments et appelle à une meilleure reconnaissance de l'architecture.
Le 12 octobre 2016
UBIQ

Le Conseil des Architectes d'Europe (CAE) a soumis une réponse à la consultation publique du Centre Commun de Recherche (JRC) de la Commission européenne sur des projets d'indicateurs pour l'évaluation de la performance environnementale des bâtiments. Si le CAE se félicite de cette initiative, il appelle à une meilleure reconnaissance de l'architecture dans le développement du projet.

Dans sa Communication de juillet 2014 sur les Possibilités d’utilisation efficace des ressources dans le secteur de la construction, la Commission européenne annonçait la création d'un cadre d’indicateurs pour évaluer la performance environnementale des bâtiments. Ces indicateurs doivent aider les professionnels de la construction et leurs clients à hiérarchiser leurs actions en matière d’améliorations environnementales, et faciliter la comparaison des données et résultats obtenus via les systèmes d'évaluation et de certification.

Le CAE se félicite de cette initiative : des méthodes de mesure transparentes et harmonisées sont nécessaires pour transformer notre environnement bâti afin qu’il consomme significativement moins de ressources naturelles et pour qu’il soit sain et confortable. En outre, de tels indicateurs peuvent aider à établir un nouveau consensus sur la définition d’une construction de qualité.

Dans sa réponse à la consultation du JRC, le CAE soutient que les trois piliers de la performance des bâtiments doivent être évalués : la qualité de l'environnement intérieur, la satisfaction des occupants, et les ressources nécessaires pour atteindre ces objectifs – afin qu’aucun de ces paramètres ne prime sur les autres.

Un ensemble d'indicateurs clairement définis et mesurables permettrait aux professionnels de comparer la performance des bâtiments prévue dans la phase de conception et la performance réelle une fois le bâtiment en opération. Les avantages d'un tel cadre d'indicateurs seraient grandement améliorés par des mécanismes permettant de partager dans le domaine public les données recueillies, ce qui faciliterait des cycles de retours d’informations pour des améliorations en continu.

Le CAE pense que l'évaluation du cycle de vie des bâtiments devrait être au cœur des indicateurs – cela soutiendrait grandement la conception architecturale et aboutirait à des bâtiments plus résilients, si cela est associé à la validation des performances réelles. D'autre part, l’analyse du coût du cycle de vie et de la résilience au changement climatique est essentielle afin de davantage tenir compte des besoins des occupants et soutenir une meilleure qualité architecturale.

Le CAE recommande une distinction plus claire entre indicateurs et notations – cette initiative doit mettre l'accent sur les indicateurs et les méthodes de mesure. Par ailleurs, des références au "Passeport Bâtiment" et des efforts pour tirer profit du BIM seraient utiles.

En tant que participant au Comité Directeur mis en place par la Direction-Générale de l'Environnement (DG ENVI), le CAE est activement engagé dans le développement de cette initiative et attend avec intérêt la poursuite des discussions avec les autres parties prenantes.

Lire la réponse complète du CAE à la consultation du JRC sur le site Internet du CAE.

Publié le 12.10.2016
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UBIQ 34, Bureaux à Poznan en Pologne, CDF Architecte