Point sur la réforme des retraites

En cette période de conflit social généralisé sur le projet de réforme des retraites, et suite aux annonces du premier ministre mercredi 11 décembre, le Conseil national de l’Ordre des architectes a souhaité en présenter les grandes lignes.
Le 11 décembre 2019
CESE

Après la présentation du projet de réforme des retraites par le premier Ministre ce mercredi 11 décembre, il nous est apparu utile de présenter le système actuel de retraite pour les architectes relevant du régime des indépendants et les grands principes annoncés du projet : lire la note ci-contre

A ce jour, et dans l’attente d’un texte sur lequel se positionner, les architectes demandent 

  • le maintien des régimes complémentaires spécifiques aux professions libérales
  • la préservation des réserves actuelles des caisses complémentaires (CIPAV) au profit des professionnels ayant cotisé pour les constituer
  • Une prise en compte de la durée des études supérieures dans le mode de calcul des trimestres donnant droit à la retraite
  • la présence des professionnels libéraux dans la gouvernance de la future structure chargée d’assurer le pilotage du régime universel.


 

Publié le 11.12.2019
9 commentaires

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Bonjour à tous.

Personnellement je suis contre le maintien des régimes spéciaux.

Pourquoi ?

1/ Il faut s'en sortir des régimes spéciaux. Sinon OK allons manifester aux cotés des cheminots pour être solidaire de leurs avantages scandameux

2/ La CIPAV s'est honteusement servi de nous pour enrichir ses caisses en présentant le plus grand mépris à notre égard, pour nous architectes.Je me souviens avoir pâssé des heures, sinon des jors en éssayant de la joindre au téléphone.

3/ J'ai 80 ans, je travaille toujours et ce depuis l'âge de 22 ans dans le domaine de l'architecture. (parcours autoditacte)

4/ Je touche 950 euros de retraite par mois. 

Louis CHEVROT

Je crois que passer au régime général serait un plus pour tous avec transfert des points acquis dans les différents régimes (j'en ai eu trois différents) pour uniformiser et pouvoir se comparer...simplifier le départ à la retraite (pas facile d'échanger avec la CIPAV)...un jour peu être...

J'espére que vous obtiendrez une présence dans la structure de pilotage.

Merci,

KMC

on peut difficilement adopter une posture plus corporatiste  qui renvoie à des temps qu'on espérait révolus. l'image de la profession n'en sortira pas grandie.

En outre, se cramponner à une caisse de retraite à la gestion entachée de suspicion apparaît comme une danse à contretemps.

 

pour les deux premiers points, houuu: corporatisme ringard et naïf;

pour les deux derniers points, bravo

L’objectif de l’article était de faire comprendre le mécanisme de notre retraite. Pour « commenter les commentaires », les positions exprimées n’ont rien de corporatistes puisque nous sommes gérés par une caisse regroupant des dizaines de professions allant du moniteur de ski au détective privé. L’ensemble des professions régies par des ordres représente 1,7 million de professionnels qui se rejoignent pour alerter sur les risques d’une réforme qui engendrerait une grave injustice sociale. Cela commence à faire une grosse corporation… Nous ne défendons pas non plus la CIPAV, car il y a une douzaine de caisses qui gère les retraites des professions libérales. C’est bien la transformation du système qu’il faut analyser.

La suppression des régimes spéciaux est à première vue légitime du fait de leur coût pour les finances publiques et de leurs avantages indus, mais ils ne doivent pas être confondus avec les régimes autonomes dont disposent les professions libérales. Nos régimes ne coûtent rien à l’État mais lui rapportent au contraire de l’argent, en dotant le régime général par solidarité.

Il est clair que le gouvernement voudra s’accaparer les réserves que nos professions ont bâties patiemment et avec prudence sur plusieurs générations, pour l’intégrer au régime universel. Cela permettra de prendre en charge les avantages que le gouvernement va certainement céder aux régimes largement déficitaires de secteurs comme la SNCF, la RATP, et autres métiers de la fonction publique. Notons que la CFDT, qui n’a par définition aucun adhérent au sein des indépendants, a clairement évoqué les milliards dans les caisses de retraite des régimes autonomes comme la variable d’ajustement permettant de financer la réforme, et la baisse de l’âge « pivot ».

Ce serait une spoliation de ce que nos cotisations ont permis de capitaliser et qui représente une assurance constituée en prévision du retournement démographique de nos professions. De plus, la réforme en l’état se traduirait pour les architectes par des cotisations en nette augmentation, et une diminution des pensions, alors que nous avions, avant la réforme, un régime bénéficiaire et pérenne. Cet enchérissement brutal de nos cotisations représente un risque majeur pour la pérennité de nos activités, et les moins privilégiés d’entre nous seront fragilisés.

En faisant un peu de politique fiction à l’aune des conflits sociaux actuels, le projet de régime universel n’en aura bientôt plus que le nom, et deviendra un agglomérat de cas particuliers, selon le poids des lobbies et des contestations sociales.  Et ce n’est pas aux indépendants, qui travaillent statistiquement plus et plus longtemps, de les financer.

Denis DESSUS

Bonjour à toutes et tous,

L’ordre n’est pas un syndicat.

Il a pour missions (merci wiki) "de veiller à la protection du titre d'architecte, de garantir le respect des règles, de procéder au contrôle des modalités d’exercice de la profession, de participer à l’organisation de l’enseignement et de représenter la profession auprès des pouvoirs publics".

Sa fonction n’est pas de défendre des intérêts particuliers mais de veiller à la qualité du service que rendent les architectes.

J’observe que le point que vous faites sur la réforme des retraites est en contradiction avec votre mission et correspond plus à une logique syndicale.

En effet, les trois premiers points que vous défendez ne correspondent pas à la mission de l’ordre (qui se doit d’être altruiste) mais à une défense d’intérêts corporatistes.

Je tiens à dire que je me désolidarise de ces trois demandes égoïstes mais comprends la quatrième qui est plus en adéquation avec la mission de l’ordre.

Pierre Gilbert

 

JE SUIS SURPRIS QUE L'ORDRE DES ARCHITECTES N'A PAS ENCORE APPELE A REJOINDRE LE MOUVEMENT DE GREVE CONTRE LA REFORME DES RETRAITES !  POUR MOI ET BEAUCOUP DE MES CONFERES, EXERCANT EN LIBERAL, NOUS PASSERIONS DE 11% DE COTISATION SUR LE REVENU ANNUEL AUJOURD'HUI à 28% DU REVENU ANNUEL DEMAIN AVEC UN REGIME DE COTISATION UNIVERSEL ...  POUR AVOIR QUOI AU BOUT DU DOUBLEMENT DE CETTE COTISATION ? LE DOUBLE DE PENSION DE RETRAITE ? IL N'EN EST RIEN PUISQU'ON PARLE A L'INVERSE D'UNE PERTE DE 15 à 30% DE PENSION AVEC LE NOUVEAU SYSTEME A POINTS... SI L'ORDRE POUVAIT NOUS COMMUNIQUER UNE SIMULATION CLAIRE ENTRE LE SYSTEME ACTUEL ET LE SYSTEME AVEC LE CALCUL A POINT, SUR LA BASE DU REVENU MEDIAN ANNUEL DE LA PROFESSION ?  NOTRE PROFESSION RESTE SINISTREE... L'AUGMENTATION DES COTISATIONS SERA LA FIN POUR NOMBRE DE CONFRERES DEJA EN DIFFICULTE !          ET IL SERAIT PEUT ETRE TEMPS AUSSI DE SE FAIRE ENTENDRE, A L'HEURE OU LE DEREGLEMENT CLIMATIQUE S'ACCENTUE, ET OU ON CONSTATE QUE LES LOBBIES DE LA CONSTRUCTION NE RESPECTENT PAS ENCORE LA RT2012 DANS LA CONSTRUCTION DE LOGEMENTS COLLECTIFS ! IL FAUT NEGOCIER UNE BAISSE DU SEUIL DE LA SURFACE PLANCHER A 120 M² AU MINIMUN ET LE RECOURS A UN ARCHITECTE OBLIGATOIRE POUR TOUT PROJET D'EXTENSION DE PLUS DE 20 M² QUELQUE SOIT LA SURFACE DE LA CONSTRUCTION EXISTANTE ! IDEALEMENT, IL DEVRAIT ETRE OBLIGATOIRE DE RECOURIR A L'ARCHITECTE COMME EN ESPAGNE ET EN BELGIQUE !!!  UNE GREVE DE DEPOT DE PERMIS DE CONSTRUIRE POURRAIT ELLE ETRE ENVISAGEE POUR NOUS FAIRE ENTENDRE ?

HEURTEAUX Mikael - Architecte DPLG Normandie

Bonjour,

Je vous présente tout d'abord mes meilleurs voeux pour 2020.

Les avis partagés ci-dessous concernent principalement les Architectes en situation libérale. Je voudrais rappeler que bon nombre de nos confrères exercent leur profession en tant que salarié.

Cette réforme vise l'ensemble de notre profession. La politique menée par ce gouvernement entretient les clivages, n'en rajoutons pas et pensons à toutes et tous.

D'autre part, en réaction à la remarque sur les cheminots, je suis d'accord pour revoir leur régime spécial dès lors qu'il n'impacte pas l'ensemble du personnel déjà en place. Ils ont signé avec leur employeur un CONTRAT de travail précisant les avantages. Que devient la valeur d'un contrat s'il est modifié de façon unilatérale ?

Et enfin, sur l'age... Je suis content cher confrère que vous puissiez encore être actif à 80 ans. Personnellement, j'ai 56 ans et je suis atteint d'une maladie chronique. Je ne me vois pas encore travailler pendant 24 ans. Et en discutant avec de nombreux confrères de la région des Hauts de France, je n'en connais pas beaucoup voulant travailler aussi longtemps.

Confraternellement,

Y a-t-il une, des, assemblée(s) extraordinaire(s) des architectes en réponse au projet de réforme de nos retraites ?

Ça m'a peut-être échappé mais je suis surpris de n'avoir rien vu. Serions-nous les seuls à faire le mort ? 

Nous sommes parmi les professions libérales où les écarts de revenus sont les plus grands… et les ténors de la profession, qui n'ont aucun souci pour leurs vieux jours —et ne se démarquent guère politiquement du Pouvoir—, encourageraient-ils la politique de l'autruche ?…

…je ne veux pas le croire.

Je crois même que le défi social et politique actuel qui déchire le pays et la révolte de millions de gens, sont des causes qui devraient agiter la conscience des architectes.

Et les unir aux autres professions et salariés en lutte pour la défense de leurs acquis sociaux et pour leur dignité même.

Qu'en est-il au sein de l'ordre ? On dort tranquille ?

(CC BY-SA 3.0)
Conseil économique, social et environnemental
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2019-12-11 Note - Point sur la réforme des Retraites