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Le 24 novembre 2017
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La priorité des priorités de ce mandat me semble hélas évidente : il s’agit de la rémunération de notre travail. De la juste rémunération de notre travail.

Chacun sait que les architectes ne comptent pas leurs heures et qu’ils sont dévoués à leur travail par passion et conscience professionnelle.

Il faudra donc bien mettre en avant la question des honoraires ! C’est ce qui préoccupe nos consœurs et confrères et c’est là-dessus qu’ils attendent le soutien de l’institution.

On le sait, la question des taux minimum d’honoraires n’est plus une piste envisageable. En tout cas pas à court terme dans l’état actuel de la législation.

En revanche, d’autres pistes sont envisageables et en premier lieu l’exacte définition et l’élargissement de nos missions. Nous en faisons souvent trop sans qu’il y ait en face une rémunération équitable !

La mission complète doit être la base de négociation minimale. Le suivi de notre conception ne doit pas nous échapper parce qu’à la fin c’est nous qui serons blâmés en cas de défaillance

J’ajouterai que la consolidation financière des structures permettra d’améliorer et la formation des salariés. Ils le méritent.

Nous pouvons aussi aller chercher les missions supplémentaires qui ne nous sont pas traditionnellement dévolues.

Nos partenaires bureaux d’étude ont pris aujourd’hui une place importante.

Pourtant !

Les architectes sont tout à fait capables d’assurer les missions de DIAG ou d’OPC par exemple – la formation doit d’ailleurs nous aider en ce sens – mais également les relevés et depuis la loi CAP, les permis d’aménager ! Tout doit être rémunéré !

Aussi, la position de l’architecte en tant que mandataire doit être systématique ! Notamment en rénovation qui nous échappe trop souvent.

Je n’oublie pas la commande privée qui occupe beaucoup de nos consœurs et confrères et qui est excessivement chronophage. Et dans ce cas précis la mission complète est encore plus importante ! L’architecte est trop souvent escamoté au profit de maîtres d’œuvre sans réelle qualification.

Il y a donc là aussi une piste à creuser pour ouvrir de nouveaux marchés. Et la baisse du seuil ne fera pas tout.

Pour cela il faudra convaincre de notre utilité et de notre plus-value.

L’architecte c’est un investissement, un gage de qualité et d’efficacité.

L’Ordre devra accentuer ses actions de lobbying et de représentations auprès des élus et des institutions. C’est en prêchant la bonne parole auprès des décideurs que nous ferons avancer notre cause.

Nous devrons être présents partout, visibles et utiles ! Et pour cela nous aurons besoin de vous tous !

Je n’oublie pas nos partenaires historiques, Maisons de l’Architecture, associations de formation, CAUE...

Nous continuerons évidemment de les soutenir financièrement et humainement comme nous le faisons depuis leur création.

J’aimerais également avoir un mot pour nos permanents. Je tiens à saluer leur dévouement au service des architectes.

Ce sont de plus des collaborateurs extrêmement compétents, vous savez pouvoir compter sur eux.

Pour conclure, je voudrais revenir brièvement sur ces dernières élections.

Si le résultat a eu le mérite de la clarté, il pose tout de même la question de la participation qui s’est révélée plutôt faible (aux alentours de 40%).

Cela montre, si ce n’est un désintérêt, du moins une certaine indifférence de nos consœurs et confrères vis-à-vis de l’institution.

Il faut croire que l’Ordre s’est éloigné d’eux, nous devons recréer une communauté. Nous n’en serons que plus forts !

Nous aurons le devoir d’impliquer et de mobiliser mieux nos consœurs et confrères.

Entouré d’une équipe dynamique et pleinement investie dans sa mission, je crois qu’il est nécessaire de rapprocher les consœurs et les confrères de l’institution.

Je ne veux plus entendre : Que fait l’Ordre !

Alors oui ! Plus de communication, plus de proximité, c’est évident. Mais ce que les consœurs et les confrères attendent vraiment ce sont des résultats tangibles dans leur pratique quotidienne. Des résultats concrets. Ils doivent sentir que l’Ordre les soutient, est derrière eux.

Par exemple, attention aux réformes internes qui s’annoncent : déclaration des Permis de Construire et contrôle des formations. L’Ordre n’est pas là pour intervenir comme une énième administration tatillonne. L’Ordre n’est pas là pour fliquer les consœurs et les confrères.

La déclaration des Permis de Construire va nous servir à lutter contre les signatures de complaisance !

Le contrôle des formations c’est pour que les agences soient plus efficaces, répondent mieux aux demandes de leurs clients !

SI l’Ordre respectera évidemment sa mission de service public, soyons justes, mesurés et attentifs aux besoins des architectes…

J’aurais bientôt l’occasion d’évoquer avec vous de nombreux autres sujets, la tâche est grande.

Vous pouvez compter sur moi pour y revenir lors de ces 3 prochaines années.

Bien à vous,

Bien confraternellement.

Régis Thévenet, Président de l’Ordre Régional des Architectes des Hauts-de-France.

Publié le 24.11.2017 Par CROA Hauts de France
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