Le lobbying des architectes doit marcher sur deux jambes !

L'Ordre produit arguments et propositions à destination des ministères et des élus, mais il s'attache aussi à la vie quotidienne des architectes et, en particulier dans cette période, à leur juste rémunération. Lionel Carli a ainsi sollicité Cécile Dufflot afin de réunir les acteurs du logement et d'élaborer une charte et un contrat type, dans le cadre du plan de construction d'urgence.

La réunion des élus pour l’architecture, mardi 18 juin au Sénat sous la présidence de Jean-Pierre Sueur, président de la commission des lois, conclut la première étape de notre maillage territorial et s’inscrit parfaitement dans notre démarche de lobbying.

En effet pour nous, le lobbying des architectes auprès des pouvoirs publics doit, pour reprendre une formule célèbre, « marcher sur deux jambes ».

Il nous faut tout d’abord continuer à faire entendre haut et fort la voix des architectes et de l’intérêt public de l’architecture sur les sujets de l’actualité politique et parlementaire qu’il s’agisse de l’urgence à construire des logements de qualité pour nos concitoyens, de lutter contre la gangrène de l’étalement urbain, de promouvoir un échelon pertinent pour établir les documents d’urbanisme  ou de revendiquer la constitution d’une ingénierie territoriale au service des collectivités locales.

Pour cela, depuis plusieurs années l’Ordre des architectes, par ses groupes de travail, ses auditions d’experts, ses publications, ses colloques, etc. élabore un corpus d’idées et de propositions qu’il fait connaître et argumente auprès des Ministres et de leurs services, des parlementaires et des grands élus locaux.

Mais le lobbying ne s’arrête pas là ! Il y a un deuxième pilier auquel je suis particulièrement attaché et qui concerne la vie quotidienne des architectes et plus particulièrement dans cette période la juste rémunération de leurs efforts et de leurs talents !

Dans cet esprit, j’ai demandé la semaine dernière à Cécile Duflot, avec l’appui de Jean-Pierre Sueur, de réunir d’urgence sous son autorité, les représentants des promoteurs sociaux et des architectes afin d’élaborer, pour la durée du plan d’urgence de construction de logements, une charte et un contrat type fixant les obligations des uns et des autres et notamment la rémunération des architectes.

La crise que connaissent notre pays et le monde de la construction a des conséquences directes sur le niveau vie de nombre de nos confrères, comme l’ont montré nos récentes enquêtes professionnelles. C’est pourquoi pour garder son équilibre au regard des besoins de l’architecture et des architectes le lobbying doit marcher sur ses deux jambes !


Lionel Carli,
Président du Conseil national de l'Ordre des architectes

  

Publié le 25.06.2013
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Lionel Carli et Jean-Pierre Sueur lors de la première  réunion des élus pour l’architecture, mardi 18 juin 2013 au Sénat