La taxe carbone est morte, n’enterrons pas le Grenelle 2 !

Communiqué de presse du Conseil national de l'Ordre en réaction à l'abandon du projet de "taxe carbone" et sur l'avenir du Grenelle : "Plus que la mort d’une taxe, nous craignons la mort de la dimension politique de la prise en compte des générations futures, de l’incitation des acteurs économiques à investir dans le sens de l’intérêt général, et aussi de son aspect pédagogique pour l’ensemble de nos concitoyens".
Communiqué de presse


Les architectes se sont réjouis un peu vite à l’annonce par le Président de la République, de sa volonté de d’engager notre pays en faveur d’une politique responsable en matière d’environnement.

Non que la taxe carbone fût une fin en soi ! Sûrement pas !

Elle était même source de débat et de controverse au sein du monde de l’architecture, mais elle était surtout un symbole de la volonté d’avancer sur la voie du développement durable.

Plus que la mort d’une taxe, nous craignons la mort de la dimension politique de la prise en compte des générations futures, de l’incitation des acteurs économiques à investir dans le sens de l’intérêt général, et aussi de son aspect pédagogique pour l’ensemble de nos concitoyens.

Cet abandon est voulu comme un signal politique fort, tout comme l’était en son temps, la mise en place du Grenelle de l’Environnement.

C’est pourquoi, les architectes souhaitent que les ambitions, si modestes soient-elles, affichées pour le Grenelle 2 ne soient pas vidées de tout contenu ou reportée aux calendes grecques.

En effet, au-delà du symbole de la taxe carbone, les architectes rappellent que le Grenelle de l’Environnement a érigé en priorités la lutte contre l’étalement urbain, la nécessité d’une architecture responsable et l’urgence d’une rénovation intelligente de notre parc immobilier.

Publié le 02.04.2010
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