La MAF et le BIM : bien assurer, bien protéger les architectes

La MAF assure sans restriction les premières opérations réalisées sous BIM en France pour les architectes : une position engageante qui l’incite à se projeter vers l’avenir en étudiant les risques de sinistralité liés au maniement de l’outil et à son processus collaboratif de gestion des projets. Cette analyse permettra d’offrir à ses adhérents un cadre juridique sécurisant.
Le 20 octobre 2016
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Chaque jour depuis 1931, la MAF protège, alerte et conseille les architectes en assurant leurs responsabilités professionnelles, en participant à la prévention des risques, et en défendant leurs intérêts. À titre bénévole, les administrateurs, architectes en activité, s’impliquent dans la gestion de leur mutuelle d’assurance qui s’attache à assurer l’indépendance des architectes et leur liberté de créer. La gestion saine et prudente de la MAF participe à sa pérennité, son indépendance, sa fiabilité.

Forte d’un taux de fidélité de 99 %, la MAF assure plus de 24 000 adhérents architectes et autres concepteurs.

 

La MAF a toujours accompagné ses adhérents pour leur permettre de répondre à l’évolution de leur métier.

Hippolyte Dumézil, directeur des contrats, rappelle que la Mutuelle s’est prononcée dès mai 2015 sur la question de l’assurabilité du BIM : “ Nous garantissons les projets menés sous BIM dans les conditions habituelles du contrat de base des architectes. ”

 

Le BIM, réducteur de risques ?

Il a été beaucoup dit que le BIM va réduire les risques dans les opérations de construction. A contrario, on peut craindre que, se substituant à des processus de conception séquentiels, le BIM, plus difficile à maîtriser, va faire apparaître d’autres formes de risques qui auront des conséquences sur les responsabilités de l’ensemble des participants à l’acte de construire. Fidèle à sa mission de prévention, la MAF s’en préoccupe, de sorte que les architectes ne soient pas trop exposés à des processus sur lesquels ils n’auraient pas vraiment prise. Pour évaluer et quantifier les risques liés au maniement du BIM, la MAF a créé son propre groupe de travail en y associant techniciens (architectes, ingénieurs…) et juristes.

Michel Klein, directeur des sinistres, explique la méthode de travail, pragmatique, spéci- fique à la MAF, à partir du terrain. “ Dans un premier temps, nous avons sélectionné des sinistres réels survenus sur des opérations “ hors BIM ” et nous avons travaillé par simu- lation en nous posant la question suivante : le BIM aurait-il permis d’éviter le sinistre ? Nos conclusions invitent à la prudence.

Prenons un exemple : celui de l’extension d’un hôpital, en conception-réalisation, pour un local de stockage de médicaments dont la hauteur n’a pas été respectée car chaque intervenant avait optimisé le projet de son côté, selon ses propres impératifs. Avec le contrôle visuel de la maquette en 3D et la dé- tection possible de clash, l’erreur aurait-elle pu être décelée ?… Sans doute, mais à condition que les données numériques aient été correc- tement exprimées et contrôlées pour la modé- lisation, ce qui suppose au préalable des infor- mations précises sur le site, les avoisinants, la VRD, le relevé d’un géomètre et autres études nécessaires pour permettre une synthèse tech- nique la plus aboutie possible... ”.

 

Les travaux de la MAF aboutiront à des outils  concrets pour les architectes

L’analyse de ces cas a permis de soulever de nouvelles questions, sources de débats, notamment en cas de sinistre. Le groupe de travail a donc établi une longue liste détail- lée des points à préciser en vue d’établir des modèles de conventions BIM. L’important est que l’adhérent puisse accomplir sa mission avant, pendant et après l’exécution, sans que lui soient imputées des responsabilités qui ne sont pas les siennes.

 

On peut craindre que, se substituant à des processus de conception séquentiels, le BIM, plus difficile à maîtriser, va faire apparaître d’autres formes de risques qui auront des conséquences sur les responsabilités de l’ensemble des participants à l’acte de construire.

 

 

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Publié le 20.10.2016
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