Congrès de l'Ordre italien : "Habiter notre pays – Villes et territoires dans un proche avenir"

Les 5 et 6 juillet, se tenait le VIIIème Congrès du Conseil National italien de l’Ordre des Architectes (CNAPPC) qui s’est tenu à Rome. Il a abordé, entre autres, le thème des "lois sur l’architecture" en Europe.
Le 10 juillet 2018
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Le VIIIème Congrès du Conseil National italien de l’Ordre des Architectes (CNAPPC) s’est tenu à Rome sur le thème « Habiter notre Pays : villes et territoires dans un proche avenir ».

Le Conseil national de l'ordre des architectes français a été invité à participer à une table ronde sur le thème « Les lois sur l’architecture – partage des expériences européennes », aux côtés de ses homologues portguais, espagnols et italiens, ainsi que du Conseil des architectes d'Europe. Eric Wirth, vice-président du CNOA, a présenté la loi sur l'architecture de 1977, son contexte, ses enjeux d'alors ainsi que le devenir de la réglementation encadrant la profession jusqu'à aujourd'hui. Il a insisté sur l'importance de "l'esprit de la loi" : la défense de l’intérêt public de la qualité architecturale.

L'événement est à retrouver envidéo (et en italien) sur Internet : http://www.cnappccongresso2018.it/

Le président du CAE Georg Pendl a, quant à lui, présenté les directives de l’UE qui régissent l’accès et l'exercice de la profession d’architecte et confirmé les engagements du CAE pour la promotion de sa dimension culturelle. Il a rappelé l’importance de la récente Déclaration de Davos (lire le communiqué de presse du CAE) et la pertinence de la Baukultur, un concept qu’il définit ainsi: "Le terme a une signification très large, incluant bien sûr l’architecture, mais également toutes les activités concernant l’environnement bâti, l’ingénierie, les ponts, les solutions de circulation, l’aménagement paysager, l’aménagement de l’espace, les questions urbaines, les espaces publics, etc., mais aussi la qualité des procédures de planification, la participation des utilisateurs et du grand public. Nous pouvons définir la Baukultur comme un intérêt commun pour le bien-être de la société".

"Les Déclarations, a-t-il conclu, ne changent pas le monde, mais elles font une différence. C’est à vous tous de travailler pour une meilleure architecture, là où vous vivez, dans vos villes et régions."

Publié le 10.07.2018
1 commentaire

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C'était une très bonne idée d'aller en Italie, voir ce qu'il s'y passe.

Et constater que l'exercice de la profession d'architecte est déterminé par les textes européens, là-aussi.

Il semblerait, à ce qu'on lit, que l'Italie soit un peu plus attachée que la France à une recherche ou une préservation de la qualité architecturale (tout au moins, au niveau de ses dirigeants); et à une protection de la profession d'Architecte.

L'Italie semble ainsi, moins encline à se laisser dicter sa conduite par Bruxelles et par les Directives alors que Macron obéit servilement, le petit doigt sur la couture du pantalon...

On pourrait croire qu'il y a une petite marge de manoeuvre. Mais il y a Macron et son libéralisme forcené.

8ème Congrès du CNAPPC
"Habiter notre pays"