BIM4VALUE, le premier cadre de référence des usages en BIM

Le Conseil national s’associe avec six acteurs de la filière bâtiment, dont Syntec Ingénierie, pour lancer, à l'occasion du salon BiMWorld, BIM4VALUE, un guide de bonnes pratiques et une trame méthodologique pour les maîtres d'ouvrage et les maîtres d'oeuvre.
Le 02 avril 2019
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Fruit d’un an de travail, BIM4VALUE a été rendu public, mardi 2 avril 2019, à l’occasion du salon Bim World. BIM4VALUE est un guide de bonnes pratiques et une trame méthodologique. Il vise à assurer au maître d’ouvrage, via une série de procédures d’autocontrôle, que la maquette numérique remise à la livraison du bâtiment répond bien aux attentes et objectifs définis en programmation.

BIM4VALUE inclut tous les usages de la maquette numérique depuis la programmation, la conception, jusqu’à l’exploitation-maintenance. Pour chacun des cas d’usage souhaités par la maîtrise d’ouvrage, il définit les exigences requises et les différents points de contrôle, dans l’objectif de parvenir à une meilleure adéquation entre les attentes du client et l’ouvrage conçu, réalisé, puis exploité.

Le Conseil national a souhaité être partenaire de BIM4VALUE car cette démarche participe à mieux définir les demandes des maîtres d’ouvrage en matière de BIM. Le cadre de référence encadre aussi ces demandes et pointe les difficultés de mise en œuvre pour certaines d’entre-elles. Pour la maîtrise d’œuvre, il constitue un chemin de fer pour une conduite du projet plus encadré et des livrables plus aboutis.

Que ce soit pour la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre ou les entreprises, BIM4VALUE concourt à une montée en compétences des différents acteurs du projet.

Le cadre de référence est actuellement en phase de test. Il sera disponible dans les prochaines semaines pour tous les professionnels du bâtiment pour un usage libre de droits.

Publié le 02.04.2019
1 commentaire

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On voit effectivement très bien les tuyaux, l'architecture moins. C'est le niveau archi, exé, recollement ? Cette merveille technologique aboutit-elle au final sur son but, la maintenance du bâtiment ("Eh coco, va changer l'ampoule BZ254a8, statistiquement morte... tu vois la trappe sur la 3D de ton smartphone ?... comment, y pas de trappe ?") ? J'ai très rarement vu des DOE à jour du recollement (c'est les plans d'exé en général), ca va être mieux maintenant ? Le bâtiment c'est quand même toujours le bazar, la vie quoi. Ce rêve d'ingénieur n'ayant jamais été sur le terrain (ou de patrons de grosses agences, privilégiées par le process, qui n'y vont plus) n'est-elle pas une fumisterie d'Autodesk (qui va maintenant abonner toute la filière, du MO à l'artisan) et de son lobbying, en créant son marché comme dans tant d'autres domaines, de l'alimentaire aux médicaments ? Dans tous les cas, sur le budget, la part du temps de la conception architecturale diminue de plus en plus. Il ne serait pas temps que l'Ordre fasse une évaluation du processus, plutôt que de nous le vendre béatement constamment, sans aucun avis sur le sujet autre que cette fascination informatique ?

(© image : architecte)
Collège Jules Verne à Rivery - Rémi Ranson, Nicolas Bernier