AUVERGNE ARCHITECTURES N° 53

CONSEIL DE L'ORDRE : Geneviève Panthéon, nouvelle présidente de l’Ordre : une volonté d’ouverture / Patrick Bouchain, première conférence de l'ENSACF / Marie Vincens part à la retraite : la mémoire vive des architectes // ENTRETIEN : Prendre soin des territoires, préserver notre héritage culturel et naturel, et bâtir ensemble le patrimoine des générations futures, par Andréas Christo-Foroux. // MAISON DE L'ARCHI : A l'École supérieure de commerce : deux cents spectateurs à la ciné-conférence sur Siza / Expo : Patrick Céleste, architecte et carnettiste. // ACTUALITÉS – BRÈVES : Culture à la Halle au blé / Opération Ecocités : le Grand Clermont retenu / Michel Renaud, rédacteur et globe-trotter / A Billom, ça baigne (bientôt) / CAUE : Université d'été à Vulcania. // CLIN D’ŒIL : 27 juin 2065 // ACTUALITÉS : Programmiste, un métier d’architecte ? Permettre au maître d’ouvrage de définir sa commande (…) et de la maîtriser tout au long du processus de réalisation”, ou encore “d’exprimer les objectifs et les contraintes du projet immobilier dont il a la charge” : ces deux définitions, l’une émanant de la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP), l’autre de l’encyclopédie généraliste Wikipédia, résument ce qu’est le travail de programmation dans le domaine de la construction. Auvergne Architectures a demandé à deux architectes exerçant ou ayant exercé cette fonction de programmiste d’en donner leurs visions respectives, basées sur des parcours et des expériences différentes : Geneviève Panthéon et Jacques Hilaire. Avec une hypothèse en filigrane : la programmation n’est-elle pas un métier “naturel” pour l’architecte, notamment du fait de ses compétences en matière de maîtrise d’oeuvre ? La programmation : pour quoi faire, comment faire ? En chaque archi, un programmiste ? Un exercice démocratique… // REPÉRAGES : Trois églises d’époque yéyé. // LIVRES : Deux regards sur Clermont : Clermont-Ferrand, Regards croisés, par Louis Saugues et Gérard Fayet, aux éditions Alain Sutton / Clermont-Ferrand d'antan à travers la carte postale ancienne, par Annik Faurot et Pierre Chardonnet, HC Editions // SAVOIR-FAIRE : La Chaise-Dieu (43) : L’auditorium Georges-Cziffra // OBSERVATOIRE : L’observatoire des concours dans la région Auvergne / Carnet.

Enjeu par Geneviève Panthéon, Présidente de l'Ordre des Architectes.

 

"L'architecture est une expression de la culture. La création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant, le respect des paysages naturels ou urbains ainsi que du patrimoine sont d'intérêt public." Loi n° 77-2 du 3 Janvier 1977 sur l'architecture

 

Les architectes tentent, envers et contre tout, de veiller à cet intérêt public, fondement de la loi sur l'architecture. Mais la loi prévoyait-elle que les architectes soient malmenés et privés des moyens d'apporter à leurs Maîtres d'ouvrage le conseil, la qualité de création, les prestations, l'assistance, la disponibilité qu'ils sont en droit d'attendre ?

Maîtres d'ouvrage et architectes disposent d'outils législatifs qui permettent d'exercer les droits et devoirs de chacun, sans porter préjudice aux droits et devoirs de l'autre. L'Ordre des Architectes constate, chaque jour un peu plus, des détournements ou des interprétations des règles, préjudiciables aux architectes soucieux d'un exercice professionnel de qualité et qui conduisent à une baisse systématique des honoraires parallèlement à une augmentation des obligations contractuelles. Nous constatons un "dumping des honoraires", mais s'agit-il seulement de cela ? Nous devons nous interroger, au cas par cas, sur le contexte qui a conduit un Maître d'ouvrage, bien évidemment attentif à l'équilibre financier des opérations qu'il engage, à choisir un prestataire "moins-disant", qu'il s'agisse d'un assistant à maîtrise d'ouvrage, d'un architecte, d'un urbaniste, d'un bureau de contrôle, d'un ingénieur ou d'une entreprise. Manquait-il d'informations, méconnaissait-il en partie la loi et les obligations contractuelles, ou tout simplement est-il "facile" de ne retenir qu'un prix et de ne pas s'interroger sur le "contenu" de la prestation valant ce prix ?

La mise en compétition ne peut pas être fondée sur le seul critère du prix.

Pour exemple, en cette veille de Noël, nous savons tous le peu de temps que durera le jouet venu de très loin, si peu cher, et qui sera la cause de grandes déceptions.

Chaque architecte doit donc avoir la préoccupation de disposer des moyens d'honorer les missions qui lui sont confiées, afin de répondre à la légitime exigence d'un Maître d'ouvrage qui doit être soucieux de qualité, veillant ainsi à l'intérêt public.

Avec un petit peu d'avance …

Très bonnes fêtes de Noël et de Nouvel an à tous.

 

Publié le 27.01.2011
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