• Maître d'ouvrage : SCI la Saulnoise
• Localisation : SAINT AVOLD (57500)
• Années de réalisation : 2008
• Durée des études : 5 mois
• Durée des travaux : en cours
• Surface habitable : 128 m²
• Nature de la mission : Conception & Permis de Construire
• Matériaux utilisés : gros œuvre en coffrage isolant
• Besoin en chauffage : 12Kwh/m²/an

Le concept de «maison passive» a été élaboré en 1988 par l'institut «Wohnen und Umwelt» (habitat et environnement) de Darmstadt, en Allemagne, avec la collaboration de l'université de Lund, en Suède, afin de réduire la consommation d'énergie de notre habitat.

On désigne généralement par maison passive un bâtiment qui est pratiquement autonome pour ses besoins en chauffage et qui offre toute l'année - contrairement à une maison de construction conventionnelle - une température ambiante agréable sans l'application conventionnelle d'un chauffage. Une maison passive se contente des apports solaires et des apports métaboliques (habitants, machines), captivés à l’intérieur de l’habitat grâce à la mise en place d'une forte isolation extérieure (minimum 30cm). Ce principe relègue alors le rôle du chauffage à celui d’un simple appoint. Une source supplémentaire (par exemple poêle à bois, radiateur ou chauffage par le sol) n'est pas nécessaire.

La norme allemande "Passivhaus" est accordée à partir d'un besoin de chauffage inférieur à 15kWh/m²/an, et un besoin de moins de 50kWh/m²/an d'énergie finale (les 15 kWh/m²/an du chauffage + l'énergie nécessaire au chauffage de l'eau + l'électricité consommée par la ventilation + climatisation + électricité domestique). Un besoin calorifique aussi faible signifie qu'en pratique ces habitations n'utilisent un système de chauffage que quelques jours par an (et non pas qu'elles ont besoin d'une chaudière miniature). En comparaison, les logements des années 1960 et 1970 nécessitent en moyenne, 320 kWh/m²/an et les constructions actuelles nécessitent en moyenne 110 kWh/m²/an.

Par rapport à un bâtiment conventionnel, une «maison passive» présente bien des avantages. Elle génère de grandes économies de chauffage, offre un meilleur confort thermique et garantit une excellente qualité de l'air (sous réserve du bon entretien de la VMC double flux).

Pour parvenir à une telle performance il est primordial de prendre en compte les quatre principes suivants :

I_L'isolation thermique :
Emballée chaudement dans une épaisseur importante d'isolation par l’extérieur, évitant ainsi tout pont thermique, la «maison passive» subit une perte de chaleur très limitée. Les besoins en chauffage encore nécessaires sont presque réduits à néant. Ici, des «radiateurs» qui passent habituellement inaperçus comme la chaleur humaine, les appareils électroménagers et l'éclairage, commencent à prendre toute leur importance.

II_La ventilation double flux:
Elle assure continuellement une parfaite qualité de l'air interne et cela indépendamment des conditions climatiques externes. C'est en quelque sorte le cœur de la «maison passive».

Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) à double flux avec récupération de chaleur insuffle de l'air frais dans les espaces de vie (chambre, séjour, bureau) et extrait l'air vicié des espaces utilitaires (salles d'eau et de bain, cuisine, WC). Moyennant un échangeur de chaleur efficace, la chaleur (en hiver) ou la fraîcheur (en été) de l’air vicié est fournie à l’air entrant dans l’habitation.

III_Les apports solaires :
La fenêtre est, d'un point de vue thermique, le maillon faible de la paroi extérieure. C'est à travers elle que se perd la plus grande partie de la chaleur. Mais, dans le même temps, elle laisse pénétrer le rayonnement solaire qui participe à chauffer le bâtiment.
L'orientation du vitrage, et donc du projet, est également primordiale : une vitre verticale sud est excédentaire en énergie (d'autant plus si elle est occultée la nuit par un volet). Il faut donc placer le plus possible de fenêtres au sud. Les vitres nord sont toujours déficitaires, il faut donc éviter d'en mettre. Les vitres est et ouest sont déficitaires également, elles ne jouent donc aucun rôle d'apport solaire en hiver, par contre, elles apportent beaucoup de chaleur en été alors qu'on cherche à l'éviter. En pratique, les vitres situées à l'est provoquent moins de surchauffe que celles de l'ouest. En résumé, il faut maximiser les ouvertures au sud, être raisonnable sur celles de l'est, et en mettre le minimum à l'ouest et au nord.

IV_L’architecte :
Une maison passive est une construction qui ne peut atteindre ces performances optimales que si l'ensemble de sa conception est parfaitement cohérent. Il est dès lors impératif de s’appuyer sur les conseils d’un architecte. Lui seul pourra inscrire votre projet dans une démarche globale visant à jouer de l’orientation et de la topographie de votre terrain afin que ces éléments soient mis en scène de manière efficace et non pas appliqués mécaniquement comme une recette de cuisine. Son expérience pourra également vous assurer de la bonne mise en œuvre des systèmes constructifs qu’il vous aura conseillé, vous évitant ainsi les éventuelles déconvenues d’une exécution non appropriée sur le chantier qui feront apparaître notamment des ponts thermiques et un défaut global d'étanchéité à l'air.

Plus d'information sur:
www.le-coffrage-isolant.com
www.econology.fr

Source : ekopedia.org
Atelier Architectural
Maison dite "Passive"
Maison dite "Passive"
Façade de l'entrée Façade sur jardin Vue de la pergola Esquisse du séjour Esquisse du séjour (variante) Esquisse du séjour (variante) L'habitat en mode passif Chantier Chantier Pose des premiers blocs (45 cm) Chantier Chantier Coulage béton du RDC (13 m3) Dalle haute du RDC Chantier Chantier Chantier Chantier CHANTIER CHANTIER CHANTIER De la fumée et du vent pour vérifier l'étanchéité à l'air Chantier
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