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National - 23-06-2008 - A la une
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Main basse sur la ville - Communiqué de Presse


Paris le 23 juin 2008 - Le projet de loi relatif aux partenariats public / privé va être voté « en catimini » par l’Assemblée Nationale le 25 juin.

Rappel : par cette forme de marché global, un opérateur privé assure le financement, la réalisation et la maintenance d’un équipement public (hôpitaux, prisons, écoles musées) moyennant le versement par la collectivité d’un loyer sur 30 ou 40 ans. Il perçoit en contrepartie des annuités sur de longues périodes. C’est une sorte de crédit-bail qui ne peut être pratiqué que par quelques majors du BTP ou des financiers.

La discussion au Sénat, le 1er avril, a mis en évidence les risques dont ce texte est porteur : abandon de prérogatives de la puissance publique, fuite budgétaire, surcoût pour la collectivité, surtout l’exclusion des artisans et des PME et l’annexion des architectes et des autres concepteurs aux groupes privés.

Les expériences déjà menées à l’étranger, notamment en Angleterre et au Portugal, ont montré les dérives auxquelles conduisent les PPP.

Pour sa part, le Conseil Constitutionnel qui s’était prononcé en 2003, a mis en évidence le risque d’atteinte au bon usage des deniers publics, à la protection des propriétés publiques et à l’égalité devant la commande publique. Il en a fait une procédure de stricte exception à condition qu’elle soit justifiée par l’urgence  et par la complexité de l’ouvrage à réaliser.

Ce projet de loi qui sera donc examiné à l’assemblée nationale le 25 juin  généralisera le recours  à  cette procédure.

C’est pourquoi, à l’initiative de l’Ordre des architectes, une conférence de presse est organisée le 23 juin, à 15h au siège du Conseil national de l’Ordre, Tour Maine Montparnasse, pour protester vivement  contre cette procédure qui déroge au Code des marchés publics, et qui à terme va assécher le dynamisme et la pérennité des artisans et petites entreprises du bâtiment et fera payer aux générations futures les maigres économies d’aujourd’hui.

L’AITF (Association des Ingénieurs Territoriaux de France), la CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment), la FNSCOP BTP (Fédération Nationale des SCOP du BTP), le SNSO (Syndicat National du Second Œuvre), le Syndicat de l’Architecture, l’UNSFA (Union nationale des syndicats français d’Architectes) et l’UNGE (Union Nationale des Géomètres Experts), - soit plus d’un million d’actifs et 350 000 sociétés - se joignent aux architectes pour  exprimer leur indignation et leurs  craintes.


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position du conseil constititionnnelface auxPPP - erouart claude

Recu le 23-06-2008
en 2004 le conseil constitutionnel saisi ^par les sénateurs socialistes avait strictement encadré le recours aux PPP

le conseil constitutionnelen 2004 avait strictement encadré les ppp, definis comme une procedure derogatoire - erouart claude

Recu le 23-06-2008

en 2004 le conseil contititionnel avait strictement encadré les PPP
définis comme UNE PROCEDURE DEROGATOIRE il faut de nouveau saisirles deputés et les sénateurs par rapport au danger que representent les PPP

ainsi que l'avait expliqué monsieur jean pierre SUEUR SENATEUR DU LOIRET dans un premier temps l état ne paie rien mais parla suite pendant 10, 20 ou 30annnées les entités publiques paient UN lOYER, ce sont les générations futures qui paieront les factures
l'article du moniteurdu 23juin 2008 me parait mal orienté
certains sénateurs avaient saisi le conseil constitutionnel en 2004
je pense qu'ilserait souhaitable de faire deslettres au ministre de l'equipement et du logement en plus des députés, des sénateurs et surtout AUX MEMBRES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
car ce projet de loi va à l'encontre de La Profession d'Architectes et de la loi MOP

EXTENSION DES PPP - DEFENSEprofessionARCHITECTE

Recu le 23-06-2008
VOTE EN CATIMINI,A CAUSE DE QUI?

Déclaration de DEFENSEprofessionARCHITECTE
le 23 juin 2008

Ainsi donc, l’extension des PPP devrait être adoptée par l’Assemblée Nationale ce mercredi 25 juin.
La veille, le club des PPP aura organisé une visite privée du chantier en cours de l’Hôpital Sud Francilien à Corbeil-Evry à l’attention des députés pour les convaincre des avantages de cette procédure.
Celle-ci serait-elle une nouvelle technique d’achat public, avec ses qualités et ses défauts, donc perfectible et susceptible d’améliorations. C’est la justification avancée aux nombreux amendements défendus par le Conseil National de l’Ordre des Architectes (Cnoa), sans succés hier au Sénat et aujourd’hui à l’Assemblée Nationale qui n’en ont cure. Pour quelle raison ? Parce que le fondement des PPP est, en bouleversant les règles, de privatiser l’ensemble des équipements publics. Rien ne serait épargné, ni les hôpitaux, ni les écoles, ni le logement social. Les 3 grands groupes de la construction, nouveaux propriétaires-gestionnaires pendant 30, 40 ou 60 ans de ces équipements, n’ont que faire :
-du tissu de 185 000 PME et de leur savoir faire devenu inutile après leur étranglement.
-du tissu de centaines d’agences d’architecture moyennes appelées à disparaître au profit de quelques « corporates » de 150 personnes.
-du tissu de milliers de « petits architectes » à qui il restera à se disputer des miettes pour survivre.
-de la « qualité architecturale », pourtant déclarée d’intérêt public en 1977.
-de la Maîtrise d’Ouvrage publique dont l’inaliénabilité de la mission tombe avec la non application de la loi Mop.

Découvrant le complot qui se trame, des centaines d’architectes sont saisis d’une profonde angoisse.
« Que fait l’Ordre ? » est la question qui revient sans cesse.
Le 23 ou le 24 juin, le Cnoa organise avec l’ensemble des syndicats ou associations une conférence de presse d’où DpA a été exclue.
Le 24 juin une page louée dans le journal Le Monde rappellera la liste d’amendements sans lendemain déposés par l’Ordre.
Le 26 juin le Croaif prépare activement le bal des architectes le soir même de l’adoption de la loi, et pour le reste s’en remet au Cnoa (délégation de DpA le 17 juin).
Le 23 ou 24 juin, les Conseils Régionaux qui avaient relevé la tête se prononçant pour une manifestation nationale à Paris, se sont vus enjoindre sans ménagements de suivre le Cnoa et de « porter à leurs députés respectifs les liasses d’amendements » déposés par celui-ci.

Tournant le dos à la nécessaire mobilisation de la profession, comment ces actions de « lobbying » pour « épater la galerie » pendant les discussions à l’Assemblée Nationale pourraient-elles avoir raison d’une loi dont le passage aura ainsi été facilité ?
Qui peut dire que le rassemblement de l’ensemble des architectes à l’appel de l’Ordre n’aurait pas eu d’impact ?
Il n’empêche, la question de l’abrogation de cette loi demeure; et les architectes continueront de faire entendre leur voix comme ils l’ont fait magnifiquement en Bretagne, en Alsace, et dans bien d’autres régions malgré les obstacles dressés devant eux. Cette bataille, dans laquelle DpA a tenu toute sa place, comme à Rennes en répondant à l’invitation du Conseil Régional, se poursuivra.
DpA appelle tous ceux qui y ont participé à les rejoindre et organise une première réunion publique pour renforcer DpA en vue de préparer la rentrée :
RÉUNION PUBLIQUE D’ARCHITECTES
le samedi 5 juillet à 10h
Salle des ingénieurs (Ste Encouragement de l’Industrie Nationale)
4, PLACE ST-GERMAIN DES PRÉS - 75006 à PARIS

Contactez-nous à : defenseprofessionarchitecte@gmail.com