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National - 29-07-2008 - A la une
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Les PPP sévèrement recadrés par le Conseil constitutionnel

La décision prise par le conseil constitutionnel le 24 juillet, sans toutefois bloquer la loi sur les PPP, est une première victoire pour les architectes, et pour tous les adversaires de cette réforme. Elle confirme la justesse de leurs revendications en regard de l’intérêt général.

Cette décision supprime en effet la disposition la plus scandaleuse du projet de loi à savoir la libre possibilité de recourir aux PPP pour les secteurs de : l’urbanisme et la rénovation sociale, l’environnement, les établissement scolaires et universitaires, la recherche, la justice, la police, la défense, la santé, … soit un inventaire à la Prévert incroyablement exhaustif des « urgences » de l’Etat et de fait la totalité des équipements publics.

La décision du Conseil constitutionnel est un camouflet pour le gouvernement. Elle signifie que l’urgence, la complexité ou le bilan financier avantageux des opérations doivent être réellement motivés. Elle signifie aussi qu’en cas de recours, le juge continue d’exercer son contrôle sur ces motivations.

Concernant le troisième et nouveau critère de bilan financier avantageux introduit par la loi, le Conseil constitutionnel, sans le révoquer, indique que « la généralisation de telles dérogations » à la commande publique serait susceptible de nuire « à l'égalité devant la commande publique » et rappelle que ce critère doit être limité par l’exigence du « bon usage des deniers publics », qui a « valeur constitutionnelle ». Ces réserves laissent clairement entendre la difficulté à multiplier les PPP, et sonnent donc comme un avertissement pour leurs futurs utilisateurs.

Cette décision montre que l'immense travail de communication et de lobbying, de motivation des parlementaires, de sensibilisation de la maîtrise d'oeuvre et des entreprises, ainsi que le large rassemblement professionnel et citoyen concrétisé par la table ronde du 5 juin, ont porté leurs fruits. Il y a quelques jours encore, profitant de la possibilité donnée par la loi, le Conseil national avait remis aux « sages » (tout comme le SNSO et la Fédération nationale des SCOP du bâtiment) un mémoire présentant nos arguments.

Le Conseil national remercie tous ceux qui l‘ont aidé dans cet effort de mobilisation !



PEU DE MOBILISATION DES CONSEILS REGIONAUX - ROMMELAERE JEAN LUC DPLG

Recu le 01-08-2008
TRES PEU DE CONSEILS REGIONAUX SE SONT OFFICIELLEMENT PRONONCES
CONTRE L'ELARGISSEMENT DES PPP version 2008 / QUID ???

CROA BRETAGNE =MERCI ! - JEAN

Recu le 14-08-2008
sans le croa Bretagne et la mobilisation des archi bretons, pas de mobilisation de l'Ordre ! encore une fois Merci les Bretons ! le crao bretagne serait il un syndicat finalement???? à bon entendeur... kenavo

PPP. Après la décision du conseil constitutionnel - DEFENSEprofessionARCHITECTE

Recu le 01-09-2008
Déclaration de DEFENSEprofessionARCHITECTE du 08 août 08

PPP : Après la décision du Conseil Constitutionnel,
Le recours aux partenariats public-privé peut-il rester exceptionnel ?

Avec une synchronisation parfaite, la liste des dix projets de l’opération Campus a été arrêtée quelques jours après le vote de la loi d’élargissement des PPP aux … universités entre autres.

Depuis lors, le Conseil Constitutionnel a rendu son avis suite au recours déposé contre la loi par les parlementaires des groupes socialistes à l’initiative de J-P Sueur, sénateur du Loiret, présent à l’Assemblée Générale extraordinaire d’architectes à Rennes.
Refusant la généralisation de la « présomption d’urgence » à tous les secteurs de la commande publique, le Conseil Constitutionnel, indique le Monde « a toutefois fait une ouverture, que Christine Lagarde, la ministre de l’économie, a saluée dans un communiqué publié le 24 juillet :
« Le Conseil Constitutionnel a en particulier validé … la création d’un troisième critère, qui permettra de recourir aux PPP dès que le bilan entre les avantages et les inconvénients sera plus favorable que les autres contrats de la commande publique »
Pour J-P Sueur, poursuit le Monde, cette « démonstration ne sera pas facile à apporter ».
Le CNOA (Conseil national de l’Ordre des Architectes), quant à lui y voit une « victoire pour les architectes » et considère dans son communiqué du 28 juillet, que « ces réserves laissent clairement entrevoir la difficulté à multiplier les PPP pour leurs futurs utilisateurs ».

Est-il possible d’imaginer de véritables garde-fous à l’appétit des grands groupes ? Prenons l’exemple du plan Campus. Pour le seul plateau de Saclay, il s’agit de rénover plus de 120 bâtiments, d’en construire des dizaines représentant plus de 550 000 m2 (cf Le Moniteur du 27 juin). Ces surfaces considérables sont d’ores et déjà vouées à être traitées en PPP. A notre connaissance, aucun démenti n’est, depuis, venu infirmer cette volonté du Gouvernement.

S’il ne fait aucun doute que le « recadrage » de certains aspects de la loi évoqué par le Cnoa est destiné à calmer l’émoi provoqué dans la profession, le Conseil Constitutionnel se sentant obligé de fournir de formuler les articles de façon à apparaître comme des garanties. Les pouvoirs publics ont ainsi, à leur corps défendant, manifesté qu’ils n’étaient pas insensibles à la mobilisation de notre profession. Dès lors une question se pose : pourquoi n’avoir pas rassemblé la totalité de la profession, comme cela avait été esquissé par le président de l’ordre, lui-même, à Rennes, pour écarter toutes les menaces inscrites dans la procédure des PPP ?

Tout le monde s’accordera pour dire qu’on ne peut pas donner notre caution à des mesures qui peuvent s’avérer dangereuses. Afin de ne pas s’engager dans une discussion sans fin sur la valeur des garde-fous instaurés par le conseil constitutionnel, ne devrions-nous pas nous concentrer sur le plan Campus. Si nous disposons de garde-fous, alors le plan campus ne peut être réalisé en PPP. Que dit le gouvernement ? Nous posons la question : pourquoi le Cnoa ne demande t-il pas la notification claire et nette de son annulation ?
Laisser le plan Campus se réaliser en PPP, c’est laisser une brèche s’ouvrir dans laquelle la totalité de la commande publique sera inévitablement engloutie. Si le « bilan financier avantageux » représente réellement un garde-fou, alors il est clair que le plan Campus sous sa forme PPP doit être abandonné et il revient au Cnoa de prendre une initiative dans ce sens.
Or cette question actuellement n’est pas posée. Cette discussion doit pouvoir se mener et c’est pourquoi DPA proposera aux différents conseils régionaux qui se tiennent dès la rentrée de septembre de mettre cette question à l’ordre du jour de ses réunions publiques à Paris et en Province.

Contactez-nous à : defenseprofessionarchitecte@gmail.com

un PPP à BIARRITZ - HERBIN Yves

Recu le 09-10-2008
Un PPP a été conclu le mois dernier à BIARRITZ pour la réalisation de la Cité de l'Océan, complexe ludique lié au musée de la mer dont le but est d'attirer plus de touristes.Si ce choix politique est certainement risqué (car la dépense publique n'est pas maîtrisée aujourd'hui, en terme de prix de revient et en terme de budget d'entretien), il n'est par contre certainement pas urgent. Qui pourrait me préciser l'urgence du développement touristique, le tourisme étant très volatil et fera de plus en plus partie des postes à réduire par les familles dans la crise financière actuelle .