National
-
31-03-2008
-
Politique
Engagement de la profession sur le volet "pratique professionnelle" des études d'architecture
L'Ordre et les syndicats de la profession s'engagent pour la mise en oeuvre du volet « pratique professionnelle » de la réforme des études d'architecture. Ils présentent leur approche commune pour les discussions en cours entre les écoles, le ministère et la profession."Nos trois organisations ont affirmé l'importance du partenariat entre l'enseignement et la profession pour mettre en oeuvre le volet « pratique professionnelle » de la réforme des études d'architecture.
Elle doit permettre au jeune diplômé de niveau Master d'accéder au plein exercice du métier d'architecte dans les meilleures conditions possibles.
Après avoir été présenté et remis sous une forme condensée au ministère de la Culture en juillet 2007, le « carnet-métier » a été publié par le Moniteur le 15 février 2008.
Ce « carnet-métier » décrit dans le détail les compétences professionnelles que doit posséder un architecte pour assumer les responsabilités qui sont les siennes dans un contexte économique, technique et environnemental de plus en plus exigeant.
Dans sa forme définitive il sera le référentiel de l'architecte dans lequel celui-ci pourra puiser les données nécessaires pour structurer sa carrière et son agence.
Les conditions sont aujourd'hui réunies pour relancer la discussion entre nos organisations, la direction de l'architecture et du patrimoine et les écoles nationales supérieures d'architecture.
Nous avons la responsabilité commune de répondre à l'attente des étudiants.
Ainsi, afin de proposer, dès la rentrée 2008, aux diplômés d'Etat en architecture, une méthode cohérente leur permettant d'obtenir leur habilitation suivant un processus clair dont l'équité et la qualité soient garantis, il est proposé, à partir du « carnet métier » ainsi qu'à partir des programmes d'habilitation déjà réalisés par les écoles, de définir un tronc commun qui sera partagé par tous.
S'il est vrai qu'une partie de ces compétences peut être acquise au cours de la formation initiale, un cadre général est indispensable pour organiser la période de mise en insertion professionnelle menant à l'habilitation à l'exercice de la maîtrise d'oeuvre.
La durée de six mois minimum de pratique en agence associée aux modules théoriques, prévue par les textes est à l'évidence insuffisante pour garantir une maîtrise complète des aspects professionnels du métier.
Il s'agit d'une période de prise de conscience des enjeux globaux de la maîtrise d'oeuvre et d'acquisition des savoirs indispensables à l'obtention de la HMO. Celle-ci doit être poursuivie et complétée dans un temps donné par la formation continue obligatoire que nous entendons développer.
Le cadre commun auquel nous souhaitons aboutir servira de référence pour évaluer le parcours du jeune diplômé au moment du jury d'habilitation. Il devra également comporter une description des responsabilités dévolues à l'architecte tuteur qui a la charge d'accueillir le jeune diplômé pour le former.
Les moyens devront parallèlement être trouvés et développés pour financer ces nouvelles responsabilités. Dans ce contexte le rôle de la puissance publique est essentiel.
La formation des architectes se doit d'être une formation d'excellence. Elle doit couvrir l'ensemble des étapes qui jalonnent le parcours d'un architecte aussi bien la formation initiale, que la période d'insertion professionnelle et la formation continue tout au long de la vie. A toutes ces étapes, il faut atteindre le plus haut niveau de qualité.
C'est cette approche que nous entendons soutenir. C'est le sens de nos propositions. C'est une chance nouvelle de conforter le lien entre les écoles et la profession.
Il revient à tous de faire en sorte que cette démarche aboutisse au terme des discussions qui s'engagent.
Michel ROULLEAU - Président de l'UNSFA
Lionel DUNET - Président de l'Ordre Des architectes
Patrick COLOMBIER - Président du Syndicat de l'Architecture"
Elle doit permettre au jeune diplômé de niveau Master d'accéder au plein exercice du métier d'architecte dans les meilleures conditions possibles.
Après avoir été présenté et remis sous une forme condensée au ministère de la Culture en juillet 2007, le « carnet-métier » a été publié par le Moniteur le 15 février 2008.
Ce « carnet-métier » décrit dans le détail les compétences professionnelles que doit posséder un architecte pour assumer les responsabilités qui sont les siennes dans un contexte économique, technique et environnemental de plus en plus exigeant.
Dans sa forme définitive il sera le référentiel de l'architecte dans lequel celui-ci pourra puiser les données nécessaires pour structurer sa carrière et son agence.
Les conditions sont aujourd'hui réunies pour relancer la discussion entre nos organisations, la direction de l'architecture et du patrimoine et les écoles nationales supérieures d'architecture.
Nous avons la responsabilité commune de répondre à l'attente des étudiants.
Ainsi, afin de proposer, dès la rentrée 2008, aux diplômés d'Etat en architecture, une méthode cohérente leur permettant d'obtenir leur habilitation suivant un processus clair dont l'équité et la qualité soient garantis, il est proposé, à partir du « carnet métier » ainsi qu'à partir des programmes d'habilitation déjà réalisés par les écoles, de définir un tronc commun qui sera partagé par tous.
S'il est vrai qu'une partie de ces compétences peut être acquise au cours de la formation initiale, un cadre général est indispensable pour organiser la période de mise en insertion professionnelle menant à l'habilitation à l'exercice de la maîtrise d'oeuvre.
La durée de six mois minimum de pratique en agence associée aux modules théoriques, prévue par les textes est à l'évidence insuffisante pour garantir une maîtrise complète des aspects professionnels du métier.
Il s'agit d'une période de prise de conscience des enjeux globaux de la maîtrise d'oeuvre et d'acquisition des savoirs indispensables à l'obtention de la HMO. Celle-ci doit être poursuivie et complétée dans un temps donné par la formation continue obligatoire que nous entendons développer.
Le cadre commun auquel nous souhaitons aboutir servira de référence pour évaluer le parcours du jeune diplômé au moment du jury d'habilitation. Il devra également comporter une description des responsabilités dévolues à l'architecte tuteur qui a la charge d'accueillir le jeune diplômé pour le former.
Les moyens devront parallèlement être trouvés et développés pour financer ces nouvelles responsabilités. Dans ce contexte le rôle de la puissance publique est essentiel.
La formation des architectes se doit d'être une formation d'excellence. Elle doit couvrir l'ensemble des étapes qui jalonnent le parcours d'un architecte aussi bien la formation initiale, que la période d'insertion professionnelle et la formation continue tout au long de la vie. A toutes ces étapes, il faut atteindre le plus haut niveau de qualité.
C'est cette approche que nous entendons soutenir. C'est le sens de nos propositions. C'est une chance nouvelle de conforter le lien entre les écoles et la profession.
Il revient à tous de faire en sorte que cette démarche aboutisse au terme des discussions qui s'engagent.
Michel ROULLEAU - Président de l'UNSFA
Lionel DUNET - Président de l'Ordre Des architectes
Patrick COLOMBIER - Président du Syndicat de l'Architecture"










